Extraction du charbon

L’extraction
du charbon
du XIIIème siècle
jusqu’à la création
de la Société Anonyme
de Monceau-Fontaine

par Lucienne Berghmans

L’exploitation de la houille se pratiquait dans notre ville et villages depuis des temps immémoriaux à ciel ouvert :
le charbon affleurait presque et, en certains endroits, il était impossible de dérober et de creuser quelque peu la terre sans mettre à nu des couches de houille.
Les seigneurs de Fontaine qui étaient propriétaires du sol donnaient la permission à des « ouvriers » d’extraire
le charbon.
Les conditions étaient strictes.
L’acte ci-après date de 1248.
Le seigneur de Fontaine qui a participé à la rédaction du document est Baudouin de Hennin, sire de Boussu (il possédait également la terre de Boussu).
Si on analyse de plus près le document, on peut convenir qu’il s’agit d’un acte chapeauté par les hauts dignitaires
de l’Eglise et du maire de Quaregnon et des seigneurs vis-à-vis des exploitants charbonniers à savoir : le nombre
de puits, les périodes de l’année…
Pour garantir la bonne exécution de ces lois, ont été désignés des hommes assermentés et des sceaux ont été scellés
sur le document.

Premier acte règlementant l’extraction de la houille en 1248

« Moi, Wauthier, par la grâce de Dieu, abbé de l’église de Saint-Ghislain et toute la communauté de ce même lieu, et moi, Julienne, doyenne de l’église Madame Sainte-Waudru, de Mons, et tout le chapitre de cette même église, et moi, Jean d’Havré, chevalier et maire de Quaregnon, et moi, Baudouin de Henin, chevalier et sire de Boussu en partie, et moi, Jean Dierpent, chevalier, et moi, Jean le Cornu du Fontenil, et moi, Baudouin de Dour, chevalier, faisons savoir à tous ceux
qui ces lettres verront et ouïront que, pour l’avantage et le profit de nos églises et de nous –mêmes, nous avons, touchant les charbonnages (carbenières) que chacun de nous possède dans sa juridiction, ordonné de commun accord
et du consentement de tous ceux qui y ont part avec nous :
que nul, dans les charbonnages situés sur notre juridiction, et dans ceux de nos parchonniers et de nos hommes,
ne pourra rechercher le charbon (foir carbon) ni le tirer sur terre, cette année depuis la Pentecôte prochaine jusqu’à
la fête saint Remi suivante, et les trois années suivantes, depuis la Pentecôte jusqu’à la fête de sainte Croix, lors
de la procession de Tournai.
Durant le terme de cette prohibition, les ouvriers pourront bien travailler dans leurs ouvrages (uevres), s’il en est besoin, pour les conserver et les entretenir, mais sans fraude et sans pouvoir chercher ou extraire le charbon.
Durant ces quatre années ci-devant nommées, dans tous les ouvrages de charbon qui existent à présent et qui existeront plus tard, s’il plaît à Dieu, aucun ne pourra chercher et tirer le charbon que pendant le jour et d’une manière loyale.
S’il arrivait que quelqu’un n’ayant aucune part ou justice avec nous dans ces charbonnages devant dits, faisait chercher
et tirer charbon, ou le cherchât ou tirât lui-même, même sans travailler de nuit ou pendant le terme prohibé (ce dont Dieule garde), il perdra pour toujours son ouvrage, sans pouvoir le réclamer au seigneur qui l’aurait dans sa juridiction.
Dans tous les ouvrages devant nommés on ne peut chercher charbon dans les quatre années ci-dessus déterminées,
dans toute l’œuvre et justice de Saint-Ghislain et de ses parchonniers qu’à vingt puits, dans la justice et œuvre
de Sainte-Waudru et de ses parchonniers qu’à six puits, sauf que si l’église de Sainte- Waudru devant dite
et ses parchonniers veulent chercher charbon et l’extraire dans le prévoté de Quaregnon, ils peuvent y travailler
à deux puits seulement, en outre des six puits devant dits ; dans la justice et l’œuvre de Mgr de Hainin
et de ses parchonniers qu’à six puits.
Le nombre des puits ainsi fixé, ne pourra, pour quelque ouvrage qui soit à présent dans la juridiction d’aucun de nous
ou de nos parchonniers, ou qui y surviendrait durant ces quatre années, être augmenté, sauf qu’il sera loisible au Messire Bauduin de Dour de faire travailler dans sa propre justice qu’il tient en fief de Mgr de Fontaines à trois puits sans plus.
Et pour toutes ces choses sauvegarder et garantir, nous et nos parchonniers, de commun accord, y avons établi trois hommes assermentés : Nicholon, de Wasmes, dit del Bos, Gilebiert, de Frameries, le clerc, Nicholon, de Boussu,
le gantier.
Et pour que ce soit chose ferme et stable, nous tous ensemble, dans l’ordre où nous sommes ci-dessus nommés,
en avons donné lettres, scellés des sceaux de tous ceux de nous qui en possèdent, et nous qui n’en possédons point,
nous nous rapportons aux sceaux de ceux qui les y ont mis.
Ce fut fait en l’an de l’Incarnation de Notre Seigneur mil deux cent quarante-huit au mois de jeskerech, la veille
de la Pentecôte (6 juin 1248). »

______________

Le second règlement, promulgué le 16 octobre 1251, n’est qu’un renouvellement pour six ans du précédent.
Il est conçu à peu près dans les mêmes termes, sauf quelques changements dans la répartition des puits (appelés puils) entre les divers contractants.
Il permet à l’abbaye de Saint-Ghislain de travailler à dix-neuf puits dans les seigneuries qu’elle possédait par indivis
avec d’autres seigneurs et à quatre seulement, là où elle avait seule la juridiction.
De même le chapitre de Sainte-Waudru peut chercher charbon à six puits dont deux dans la prévôté de Quaregnon.
Il est accordé à Baudouin de Hainin dix puits, au seigneur de Dour, trois puits.
En outre, on concède à Poliart, de Wasmes, qui avait commencé à tirer charbon, de conserver le droit d’extraction.
Il paraît que ces deux règlements ne furent pas les derniers de ce genre.
Un compte de la recette générale du chapitre de Sainte-Waudru pour l’année 1316 mentionne des difficultés
entre les chanoinesses et les charbonniers du comte de Hainaut.
Comment s’est créée la Société Anonyme de Monceau-Fontaine ?

  1. Les premières exploitations

L’exploitation plus sérieuse du sous-sol dans notre région semble avoir débuté avec le XVIIIème siècle.
Le 13 octobre 1756, le comte de Rodoan, baron de Fontaine-l’Evêque, donnait à Godefroid Thiry, Thomas Michaux, Jacques Lossignol, Antoine Frère, Jacques Botte et Etienne Michaux le droit de commencer à exploiter la houille située sous le bois de la Charbonnière à Fontaine-l’Evêque.
Le 11 novembre 1782, des veines de charbon gisantes sous la seigneurie de Forchies étaient concédées, par le même aristocrate, à une société formée par l’écuyer F.-J. Depresseau, de Maubeuge ; le chevalier C.-A. de Saint-Léger, capitaine au régiment d’Aquitaine, de Maubeuge ; A.-X. d’Aoust, bailli de Fontaine-l’Evêque ; J.-F. Desenfant, négociant
à Maubeuge ; M. Gilbert, marchand coutelier, à Fontaine-l’Evêque ; J.-P. Hottois, charbonnier, à Fontaine-l’Evêque,
et B.-J. Nocquet, greffier de Berlaimont.
Le 15 novembre de la même année, Jean Delcourt et Pierre Devalle recevaient le droit, toujours du comte de Rodoan,
de mettre à fruit le gisement se trouvant sous une autre partie de Forchies.

  1. La Société Anonyme de Monceau-Fontaine

En 1804, l’ancien seigneur de Monceau, Charles-Alexandre de Gave, voulut former la Société de Monceau-Fontaine.
Pour ce, il s’associa avec la dame douairière Marie-Philippine de Rodoan, née de Mérode de Westerloo,
à Fontaine-l’Evêque, et Jean-François Gendebien, jurisconsulte à Mons.
Pour déférer au désir de l’Administration des Mines qui tendait à former de vastes concessions et pour se conformer
à la loi de 1791, et en accord avec la société du martinet dont MM. de Gavre et Gendebien faisaient également partie, ils demandèrent, par des requêtes datées du 5 brumaire
(27 octobre 1804), 19 floréal (9 mai 1805) et 12 thermidor de l’an XIII (juillet 1805), 2 novembre 1811 et 27 août 1813, la maintenue de concession et la concession nouvelle de mines de houille, sous les territoires de Fontaine-l’Evêque, Monceau-sur-Sambre, Forchies-la-Marche, Jumet, Marchienne-au-Pont, Landelies, Souvret et Courcelles.
L’étendue de la concession demandée était si vaste, que la société, suite à une tempête de protestations et d’oppositions, ne vit le jour que bien plus tard.


En attendant l’accord officiel, l’exploitation se poursuivait
par de nombreux cayats.
Vers 1807, plusieurs d’entre eux s’étaient associés.
En 1826, ne voyant toujours rien venir, Madame de Brancas, née de Rodoan, céda ses droits à MM. Rouillez de Soetens.
La même année, le premier puits fut creusé; il s’agissait
du puits n°2.
Celui-ci descendit sous le niveau de la galerie d’écoulement et équipé dès 1830 d’une pompe à feu et d’une machine d’extraction à vapeur de 12 chevaux.
En 1832, un mécanicien d’origine liégoise, Cochaux y monta une machine qui devait alternativement épuiser les eaux
et extraire la houille.
Lassés d’attendre MM. Rouillez et Soetens avaient revendu
en 1829 leurs droits à MM. Léonard Vandevelde,
et Cossée ; en 1834, les héritiers du prince de Gavre et M. Gendebien firent de même, ils cédèrent respectivement
les leurs à M. Vandevelde et MM. Basse et Cossée.

 

 

  1. Léonard Vandevelde, Alphonse Cossée et Frédéric Basse, de Bruxelles, fondèrent en 1834 la première Société Anonyme de Monceau-Fontaine. En 1836, M. Cossée céda sa part à M. Basse, et le 3 juin, la société anonyme actuelle, avec le concours de la Société Générale, par l’intermédiaire de sa filiale la Société de Commerce,
    et suivant acte passé par devant Mme Cappier, notaire à Bruxelles, fut enfin constituée.

La création de cette nouvelle société ne sera ratifiée que par un Arrêté Royal du 8 janvier 1846 lui accordant
une concession, véritablement obtenue à l’usure.

Sources :
1) mémoire présenté par Alain Forti à la faculté de Philosophie et lettres – Université de Liège.
2) documents personnels de Lucienne Berghmans.

     

LA SOCIÉTÉ ANONYME
DES CHARBONNAGES
DE MONCEAU-FONTAINE
ET DU MARTINET

(Suite)

 

La société créée en 1836 sous le nom de “S.A. des Charbonnages de Monceau-Fontaine” avec l’aide de la Société générale devient “Société Anonyme des Charbonnages de Monceau-Fontaine et du Martinet” en rachetant en 1852,
par-devant Maître Annez, les Charbonnages du Martinet, propriété de Fernand Spitaels.
Par un acte passé devant Maître Van Haltere notaire le 8 décembre 1885 à Bruxelles, la société rachète la concession
de Forchies, concession qui depuis un décret impérial (Napoléon 1er) du 25 février 1808, faisait partie d’une extension accordée à la Société Civile de Bascoup.
La S.A. de Forchies avait été constituée le 6 février 1883, par devant Me Van Haltere notaire à Bruxelles.
Par une requête datée du 17 mai 1883, la Société Civile de Bascoup demandait à l’Etat belge d’homologuer le don
de 196 hectares venant de sa propre concession qu’elle proposa de faire à la S.A. de Forchies récemment créée.
Cette transaction sera reconnue par arrêté royal le 6 octobre 1884.

Plan Popp (entre 1858- ?) extrait matrice cadastrale
Société des charbonnages de Monceau-Fontaine et du Martinet

Les charbonnages
de Forchies-la-Marche

 

 

 

 

Le premier puits sur le territoire de Forchies, le n°8, fut creusé en 1838 pour réaliser le fonçage dans les morts-terrains aquifères, on ceintura la bure principale (puits principal)
de petits puits que l’on épuisait au moyen de moulins à bras
et d’une petite pompe à vapeur, les terres étaient remontées
par une machine de quatre chevaux.
En 1841, on mit à feu quatre fours à coke au rivage
de la Sambre.
L’ignorance de la position exacte des gisements aboutit
à l’abandon des travaux.
Depuis son fonçage trois ans plus tôt, 86.140,80 francs
(± 2135 euros) avaient été injectés en pure perte
dans ce dernier.

 

 

 

 

Sur le point de laisser monter les eaux au puits n°8, le Conseil d’Administration décida finalement de poursuivre l’exhaure (c’est-à-dire l’évacuation de l’eau qui envahit les puits et fait s’écrouler les galeries).
Le maintien de la semi-activité au n°8 pendant toute cette période comme nous le dit l’ingénieur Scohy, dans un humour grinçant, n’avait pas coûté trop cher à Monceau-Fontaine : “(…) les frais qu’occasionnaient le maintien en activité du puits n°8 n’étaient pas bien élevés car ils ne se sont résumés, pendant un certain temps que dans l’entretien de trois chevaux et le salaire d’un seul homme au jour.
Il y avait même cette particularité assez singulière, soit dit en passant, c’est que les trois chevaux étaient aveugles
et l’homme borgne.
On eût dit que l’œil de la Providence veillait sur les puits”.
En 1853, la ligne de chemin de fer du rivage de la Sambre (à l’ouest de la rue des Piges à Monceau) fut prolongée jusqu’au n°8 par Goutroux.
Cette ligne inaugurée le 7 novembre traversait la rue de Roux à Fontaine, près des premières maisons bâties un peu plus bas que le pont du “Cavalier ”.
A cette occasion, le traînage des wagons par locomotive remplaça le traînage par chevaux.

A partir de 1906, l’utilisation de l’air comprimé (les premiers compresseurs datent de 1900) dans le creusement
des bouveaux et des voies et l’abattage du charbon tendit à se généraliser.
Les trous de mines qui se faisaient auparavant à la batte et au marteau et plus tard avec des perforateurs à la main,
se creusaient désormais à l’aide de perforatrices sur affût, appelées bosseyeuses et de marteaux pneumatiques
à rotation.
Quant à l’abattage, les premiers essais de marteaux-pics ne furent pas toujours couronnés de succès.
En 1908, on mit en marche une installation électrique d’exhaure.
Il est à noter qu’en 1907, les ouvriers s’étaient plaints du problème de l’épuisement des eaux à ce siège: “ La direction
a promis (…) qu’à partir du mois de février, l’exhaure se ferait au moyen de pompes.
On ne devra donc plus extraire les eaux par tonnes et les ouvriers ne seront plus mouillés par les eaux tombant
dans le puits”.
L’équipement fourni par les A.C.E.C. se composait de deux pompes centrifuges multicellulaires du type Rateau ;
elles étaient chacune prévues pour un débit de 50 m³ d’eau à l’heure.
L’une était située à l’étage de 650 mètres et l’autre à l’étage de 320 mètres, où elle reprenait les eaux élevées
par la première.
Les tuyaux avaient 5 mètres de long.
L’alimentation électrique se faisait par un groupe électrogène se trouvant au siège du puits n°10 distant d’environ
un kilomètre.

Le Charbonnage n°10

En 1856, il fut question d’enfoncer le puits n°10. A ce moment, trois sièges étaient en activité : le n°4 qui, en raison
de la grande irrégularité de ses couches, ne donnait pas de résultats favorables, le n°2, à l’agonie, stoppera en 1861,
et le n°8, paradoxalement le seul puits rentable de la société.
En 1857, le Conseil d’administration décida d’investir entre 400.000 et 500.000 francs et de commencer les travaux d’établissement du n°10.
Ceux-ci débutèrent au mois de juin.
Le nouveau siège d’extraction, situé à 950 mètres au couchant du puits n°8, se composait de trois bures destinées respectivement à la remonte du charbon, à l’aérage et à l’exhaure combinée à la translation du personnel.
La première avait été établie à deux compartiments et recevait des cages à deux wagonnets juxtaposés par étage ;
son cuvelage était rectangulaire et construit en bois de chêne.
En 1862, l’ingénieur Biernaux établit des sas pour permettre l’extraction par les puits de retour d’air ; l’ingénieur Scohy perfectionna la détente des machines à vapeur et un ventilateur à force centrifuge Guibal fut essayé.
A partir de 1886, les mises à terril des deux sièges de Forchies étaient réalisées par des transports aériens.

Cartes postales Coll. Marc Polain

Celui du n°10 traversait la rue Grand Mouligneau à l’intersection de la rue Petit Mouligneau pour se diriger vers le terril, des poteaux avaient été plantés dans les jardins des numéros 20, 22 et 24 de la même rue.
En effet, les propriétaires des maisons ne possédaient pas le “ fond ” c’est-à-dire le terrain : celui-ci appartenant
à la Société.

Documents Daniel Baudoux

Celui du n°8 traversait la rue Vandervelde (actuellement pont du chemin de fer de la ligne n°112) non loin de la place
du Centre.
En 1897, un traînage électrique par câble flottant fut établi.

La Société Anonyme des Charbonnages de Monceau-Fontaine

Le 17 janvier 1908, suivant acte passé par-devant Mes Van Haltere et Dubost, notaires à Bruxelles, la S.A.
du Charbonnage de Marchiennes, en liquidation, était englobée par la S.A. des Charbonnages de Monceau-Fontaine et du Martinet qui reprend son nom initial et définitif : S.A. des Charbonnages de Monceau-Fontaine.

La période 1910 – 1930

L’électricité continuait sa percée et détrônait petit à petit la vapeur. Son usage tendait à se généraliser : de l’extraction aux transports aériens, en passant par l’exhaure, la ventilation, les traînages, des défourneuses de fours à coke, l’appareillage des triages-lavoirs, tout était en passe d’être électrifié.
Ce fut naturellement à la surface, où les conditions s’y prêtaient le mieux, que l’électrification débuta et se développa
le plus rapidement.
Par contre, dans les travaux du fond, son extension fut fortement gênée par suite de l’irrégularité du gisement, de la faible ouverture des couches et également par souci d’assurer la sécurité vis-à-vis du danger potentiel que représentait
le grisou.
Les avantages de l’électricité sur la défunte vapeur étaient nombreux : les moteurs étaient d’un encombrement infiniment moindre et d’une plus grande souplesse dans l’utilisation, les câbles étaient maniables à souhait et moins raides
que les longues conduites utilisées jadis où des pertes d’énergie de 25, voire 30%, étaient fréquentes.
Parallèlement, l’air comprimé poursuivait sa percée.
La même année, une haveuse (machine utilisée dans des travaux souterrains afin d’extraire des matériaux) Pick-Quick
fut essayée pour l’exploitation de la couche Petite-Pieuse à l’étage 380.
Grâce à cette mécanisation de l’abattage, les 11 ouvriers à veine faisaient un travail équivalent à celui d’une équipe
de 14 mineurs travaillant avec les méthodes traditionnelles.
Après-guerre on établit un atelier central à Forchies sur le carreau du n°10. Ces deux dernières grosses réalisations montrent clairement la volonté d’avoir une certaine indépendance, de vivre en autarcie.


Atelier central du N°10

Siège du N°10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait revue N° 29 & N° 30

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