Petite histoire du rail

Petite histoire du rail
à Forchies-la-Marche
2 – LA LIGNE
FRAMERIES – CHIMAY
EMBRANCHEMENT
FORCHIES – PIETON

Par Michel Madoé
Willy Colson
Françis Rocca

 

Le projet de ligne de chemin de fer Frameries – Chimay, avec embranchement Beaumont-Thuin, offre
à de nombreux charbonnages de la région l’opportunité de se raccorder à ce moyen de transport performant.
Il est urgent de déposer auprès du Conseil provincial du Hainaut, un projet d’extension.
Cette démarche est confiée à M. Bivort notable local de l’illustre famille de Bivort de la Soudée, gérant de Charbonnage, banquier, actionnaire de sociétés anonymes …..
Elle sera examinée en séance du 15 juillet 1862.

Le texte qui suit est le compte rendu des développements et discussions entre M. Bivort et les membres du Conseil.
(Extrait du Mémorial administratif du Hainaut 15 et 16 Juillet 1862)
M.Bivort.
Je demande au Conseil la permission de lui donner immédiatement quelques explications à l’appui de la demande
des pétitionnaires, demande qui intéresse non-seulement les communes qui sollicitent la continuation du chemin de fer
de Thuin à Piéton-Forchies ; mais aussi, et principalement, les charbonnages de Piéton-Campagne, du Bois-des-Vallées,
de Forchies-la-Marche, d’Anderlues, etc., etc
Je fais cette demande, Messieurs, parce qu’il y a urgence à traiter cette affaire.
En effet, demain ou après-demain le projet de loi sur les travaux publics sera soumis à la Chambre et si l’émission du vœu
que l’on vous demande n’arrive pas avant la discussion de ce projet, il sera inutile. M. Bivort ayant été admis à développer
sa proposition, il expose comme suit l’état de la question :
Messieurs.
Le projet de chemin de fer de Frameries à Chimay, avec embranchement de Beaumont à Thuin, tel qu’il est présenté
à la législature par le Gouvernement, est éminemment utile à l’industrie et au commerce du Hainaut.
Il est conçu dans de bonnes conditions et il serait parfait, si certaines exploitations très-importantes n’y avaient été oubliées ; vous m’avez déjà compris, Messieurs, je veux parler des charbonnages de Piéton, Carnières, Forchies,
Bois-des-Vallées, Anderlues, etc., etc., Formant le bassin intermédiaire entre le Centre et Charleroy.
Les exploitants du couchant de Mons apprécient, avec raison, toute l’utilité qui doit résulter pour eux de la construction
de cette voie nouvelle, ceux du Centre voient également avec intérêt cette ligne s’ajouter à celles qu’ils possèdent déjà
dans toutes les directions ; enfin le bassin de Charleroy aura de son côté des chemins de fer sur différents points,
lorsque celui de Marchienne à Beaume sera construit.
Mais en est-il de même du bassin intermédiaire dont je viens de parler ?
Evidemment non, Messieurs ; Jusqu’ici ces différentes exploitations sont restées à l’écart et sans aucune voie
de communication ; cependant ce bassin intermédiaire compte déjà sept exploitations dont la majeure partie
est en pleine activité et les autres sur le point de l’être, ce sont :

Les charbonnages de Piéton.
//               de Carnières.
//                de Bois-des-Vallées.
//                de Forchies.
//                 de Saint-Eloi.
//                 du Bois de la Haye.
//                 d’Anderlues.

De ces différentes exploitations, une seule est en voie de prospérité et le succès qu’elle a obtenu est exclusivement dû
à l’établissement d’un chemin de fer particulier qu’elle a fait construire pour se relier aux canaux et au réseau des chemins de fer de l’Etat, d’Erquelinnes et de l’Entre-Sambre et Meuse, à Marchienne ; les autres, malgré les dépenses considérables qu’elles ont faites en Travaux de toute espèce et malgré l’importance de leur production, sont restées jusqu’ici
sans résultats, n’ayant pour toutes voies de communication que des chaussées et des chemins de terre.
Ces différentes exploitations vont avoir, il est vrai, le chemin de fer de Beaume à Marchienne, mais, ainsi qu’on le verra plus loin, cette voie seule les laissera encore dans des conditions d’infériorité incontestables vis-à-vis du Centre
et de Charleroy, si on ne leur accorde la construction de l’embranchement sollicité de Thuin à Piéton.
En effet, si le chemin de fer de Frameries à Chimay est construit tel qu’il est proposé, il en résultera que l’embranchement
de Beaumont s’arrêtera à Thuin, c’est-à-dire à une distance moyenne de 9 kilomètres des charbonnages de Piéton,
Carnières, Forchies, Bois des Vallées, etc. ; or pour arriver à Beaumont, point de jonction entre les deux lignes,
les produits de ces charbonnages devront passer par Beaume et Erquelinnes et faire ainsi un détour considérable,
ce qui rendra le chemin de fer inaccessible pour la plupart de ces exploitations.

Ces différences de trajet sont trop sensibles pour qu’il soit nécessaire d’insister davantage sur l’absolue nécessité
de construire la section de Thuin à Forchies-Piéton, en se rapprochant, autant que possible, de la Ville
de Fontaine-l’Evêque, embranchement qui ne comporte que onze kilomètres.
Le projet soumis à la législature comprend la concession

 

 

 

 

On ne demande donc qu’une addition de 11 kilomètres,
ne devant pas coûter un centime ni à la province ni à l’Etat,
pour mettre en communication directe avec les Ardennes françaises, les différents charbonnages dont je viens de parler,
charbonnages dans lesquels on a dépensé plus de quinze millions de francs, restés jusqu’ici improductifs, faute de voies
de communication.
Au moyen de cet embranchement, le canton de Fontaine-l’Evêque, demeuré si longtemps à l’écart, serait ainsi doté
d’une voie nouvelle sans que, je le répète, il doive en coûter un centime ni à l’Etat ni à la province.

 

 

D’un autre côté, la compagnie, elle-même, du chemin de fer a le plus grand intérêt d’obtenir le prolongement jusqu’à
Forchies-Piéton, car il n’est pas douteux que le trafic, sur la section de Beaumont à Thuin, sera plus que triple
de ce qu’il pourrait être, s’il n’aboutissait qu’à cette dernière ville.
Je conclus donc, Messieurs, en demandant que le conseil provincial émette un vœu auprès du gouvernement pour que,
dans la concession qui va être accordée du chemin de fer de Frameries à Chimay, il comprenne, dans la section
de Beaumont à Thuin, le prolongement sollicité de Thuin jusqu’à Piéton-Forchies, en se rapprochant, autant que possible,
de la ville de Fontaine-l’Evêque.
Le Président.
Le Conseil provincial se trouve-t-il suffisamment éclairé pour se prononcer sur la proposition de l’honorable M. Bivort,
ou bien est-il d’avis de renvoyer cette proposition à la commission ?
M. Brebart.
Je propose le renvoi de l’affaire à une commission, car je crois que le conseil n’est pas suffisamment éclairé sur la question dont s’agit.
M. Sainctelette.
Les Chambres sont, en ce moment, saisies d’un vaste projet de travaux publics qui leur est soumis par le Gouvernement.
Je crois que la plupart des membres de l’assemblée sont d’accord avec moi pour reconnaître que ce projet est encore loin de répondre à tous nos besoins.
Il est évident qu’aucun de nous ne peut dire que la province de Hainaut soit complètement satisfaite de la part
qui lui est attribuée.
Si nous entrons dans le système proposé par l’honorable M. Bivort, nous émettrons une série de vœux partiels en faveur de tel embranchement, en faveur de telle ou telle autre amélioration, et comme nous ne nous prononçons pas sur l’ensemble, il en résultera que, sans tenir compte de l’importance relative des voies de communication attribuées
au Hainaut, sans que nous ayons pu discuter sans nous mettre d’accord, nous émettrons des vœux sur des embranchements tout à fait isolés.
Evidemment, les chambres et le Gouvernement attacheront une certaine importance aux vœux émis par le Conseil provincial.
Les Chambres pourront croire, par exemple, que le Conseil demande, avant tout, la construction de l’embranchement dont vient de nous entretenir l’honorable M. Bivort.
Il est évident que tel ne doit pas être le sentiment général dans le Hainaut.

 

S’il fallait s’adresser aux Chambres pour leur recommander
un projet de loi, il faudrait commencer par établir quels sont, parmi les travaux d’utilité publique soumis aux Chambres, ceux qui, par leur importance et par la nature des besoins qu’ils sont appelés à satisfaire doivent être d’abord appuyés par le Conseil.
Et c’est seulement lorsqu’on aurait établi une espèce d’échelle d’importance qu’il y aurait lieu d’aborder la question, selon moi secondaire, des embranchements.
Ce n’est pas comme cela que M. Bivort pose la question.
Il veut vous faire voter sur un embranchement qui est peut-être utile à son canton, à certain charbonnage, mais qui ne répond pas aux besoins généraux de la Selon moi, il faut, ou bien
un vœu général raisonné qui donnera satisfaction à tous, ou bien
ne pas en émettre.

 

 

Je crois, Messieurs, que si vous voulez entrer aujourd’hui dans la discussion du projet de loi soumis aux Chambres,
vous trouverez des groupes d’intérêts excessivement nombreux et distincts.
Dans un de ces mêmes groupes, on n’est pas d’accord sur la prépondérance qu’il faut accorder à telle voie
de communication.
Je citerai l’arrondissement de Mons, qui a une série de besoins à satisfaire ; il y a des voies vers le nord ; d’autres
vers le midi.
Ce n’est que tout récemment que le couchant de Mons a pu se mettre d’accord sur une seule voie.
Que serait-ce, Messieurs, si nous avions à discuter ici en Conseil provincial l’importance relative de tous les travaux
qu’on peut exécuter utilement dans le Hainaut ?
Ce qu’on a de mieux à faire, c’est de laisser à chaque groupe producteur, le droit de faire appel au zèle et au talent
de ses représentants et de laisser le Conseil provincial en dehors d’une question qu’il n’a pas pu suffisamment examiner.
Je pose par forme de question préalable, la question de principe, à savoir si l’on émettra une opinion sur le projet de loi
de travaux publics soumis aux Chambres, par un vœu d’ensemble ou par des vœux séparés.
M.Bivort.
Je suis loin de contester, Messieurs, l’importance des divers travaux dont vient de nous parler l’honorable M.Sainctelette, je dirai même que si nous devions émettre un vœu d’ensemble sur ceux qui restent à exécuter pour satisfaire aux besoins généraux de la province, il nous resterait bien des projets à ajouter à ceux qui viennent d’être cités par l’honorable membre ; mais nous arriverions ainsi à présenter au Gouvernement l’émission d’un vœu qui comporterait des travaux
pour plus de quarante à cinquante millions de francs.
Je pense que l’émission d’un semblable vœu serait plutôt préjudiciable qu’utile aux intérêts de la province.
Le but de la demande qui vous est faite par plusieurs conseils communaux, n’est pas d’engager la province et l’Etat
à s’imposer des sacrifices pour satisfaire aux besoins si impérieusement réclamés par ces communes et par les différents charbonnages au nom desquels je viens réclamer ; mais tout simplement d’obtenir l’émission d’un vœu, pour que
dans la concession de la section de Beaumont à Thuin que le Gouvernement va accorder, il comprenne le prolongement
de cette ligne jusqu’à Piéton-Forchies, pour raccorder différentes localités et tout un groupe d’exploitations restées
jusqu’ici sans aucune voie de communication et qui, sans ce prolongement, se trouveront encore dans des conditions
d’infériorité bien marquée vis-à-vis du Centre et de Charleroy ; en effet, ainsi que je l’ai dit tantôt, il y aura
pour ces charbonnages un excédant de parcours de 14 à 20 kilomètre, qui à raison de 6 centimes seulement
par tonne-kilomètre, constitue un surcroît de frais de transport de plus d’un franc par tonne.
L’embranchement sollicité de Thuin à Forchies-Piéton ne doit porter préjudice à aucun bassin ; ce n’est ni Mons,
ni Charleroy, ni le Centre qui peuvent y faire opposition, certaines exploitations de ce dernier bassin profiteront,
elles-mêmes, de cette ligne ; celle-ci ne blessera donc, en aucune manière, les intérêts généraux de la province.
Ce que nous demandons c’est que l’on fasse onze kilomètres de chemin de fer ne devant rien coûter, ni à la province,
ni à l’Etat, pour donner des moyens d’existence à différents charbonnages, qui sont, depuis plus de 15 ans, dans un état
de souffrance tel, qu’ils eussent été entièrement abandonnées, s’ils n’avaient compté, d’année en année, obtenir les moyens
de transport que nous sollicitons aujourd’hui à si juste titre.
Si nous ne saisissons pas l’occasion qui se présente, de la création de la ligne de Beaumont à Thuin, pour obtenir
le raccordement vers Piéton-Forchies, nous serons encore renvoyés à 4 ou 5 ans et peut-être même Davantage.
C’est pourquoi, Messieurs, je me permets d’insister si vivement auprès du Conseil pour l’émission d’un vœu qui,
je le répète, ne porte préjudice à personne et serait d’une si grande utilité pour les industries et les localités
au nom desquelles je viens de parler.
M. Du Bus.
Il me semble que nous ne pouvons pas continuer la voie dans laquelle nous sommes engagés, c’est-à-dire à nous mettre
à discuter à fond quel est le mérite de la proposition de l’honorable M. Bivort, car c’est une discussion que ne connaissent
pas les localités ; nous passerions beaucoup de temps et une grande partie de la discussion serait incomprise
pour beaucoup de nous.
Il me semble que l’on devrait renvoyer cette proposition à la commission qui nous ferait un rapport.
S’il y a d’autres réclamations qui surviennent, on pourrait les renvoyer à la commission qui ferait un rapport sur le tout.
Quant à l’observation de l’honorable M. Sainctelette, je dirai que je ne vois pas de raison pour ne pas examiner
une réclamation formulée d’une manière formelle et conforme au règlement ; je crois qu’il faut couper court
à la discussion et renvoyer l’affaire à l’avis d’une commission.

M. Gendebien.
Je n’aborderai pas le fond de la question, car nous y sommes trop personnellement intéressés.
Permettez-moi de vous faire observer que dans toutes les provinces, en des cas semblables, on renvoi l’affaire
à la députation permanente qui examine à bref délai et, en vertu du mandat que le Conseil lui accorde, dit
ce qu’il convient de faire.
Il y a opportunité à obtenir une solution immédiate de la question qui vous est soumise.
Je crois que nous ne pourrions pas avoir d’autre solution de la part de personnes à même de connaître les besoins
de l’industrie.
M. Dewandre.
Je viens appuyer la proposition de renvoi à la commission faite par l’honorable M. Du Bus.
Les commissions sont instituées dans le Conseil, précisément pour émettre leur avis pendant le cours de la session.
L’honorable M. Sainctelette n’a allégué aucun motif sérieux contre la demande faite par l’honorable M. Bivort.
Il ne dit pas que le chemin de fer pour lequel M. Bivort vous demande d’émettre un voeu, ne sera pas utile,
mais il fait remarquer que d’autres projets le seraient tout autant.
Et bien ! comme le disait l’honorable M. Du Bus, la commission saisie par le Conseil de l’examen de la proposition
de M. Bivort pourra examiner, en même temps, s’il n’y a pas d’autres projets aussi utiles pour la province,
que nous pourrions indiquer comme susceptibles d’être compris parmi ceux soumis en ce moment aux Chambres.
M. Sainctelette.
Je persiste à penser qu’il serait injuste d’émettre un vœu en faveur de telle voie plutôt que de telle autre.
Evidemment la démarche que propose l’honorable M. Bivort aura cette portée de présenter le projet de chemin de fer
dont s’agit, (sic) comme ayant aux yeux du Conseil provincial une importance toute particulière.
Je dis qu’il est dans le Hainaut, dans l’arrondissement de Mons et dans celui de Charleroy des projets dont l’exécution
est plus utile, je citerai pour l’arrondissement de Charleroy l’élargissement des écluses du canal de cette ville à Bruxelles.
Je pourrais parler d’autres projets non moins importants, d’un grand nombre de chemin de fer, de la canalisation
de la Dendre, etc.
Si le Conseil pense qu’il pourrait faire connaitre son appréciation quant au projet de loi soumis aux Chambres,
ce devrait être sur le rapport d’une commission spéciale dans laquelle seraient représentés les trois arrondissements
et qui serait chargée, non pas seulement de statuer sur un vœu spécial, mais sur un vœu général d’appréciation de la loi.
M. Bivort.
Je pense que l’honorable membre attache une trop grande importance à la proposition ou à l’émission du vœu
dont il s’agit.
Il l’élève à la hauteur de celui qui aurait pour objet des travaux devant coûter plusieurs millions, alors que l’exécution
du chemin de fer, en faveur duquel nous demandons au Conseil d’émettre un vœu, ne doit entraîner aucune dépense,
ni pour la province, ni pour l’Etat, et que ce chemin de fer, lui-même, consiste tout simplement dans l’exécution
de onze kilomètres de voie pour donner un débouché au bassin intermédiaire qui, jusqu’ici, ne possède aucuns moyens
de communication Je ne comprendrais pas, Messieurs, qu’on pût rejeter une semblable proposition.
Je dois donc insister pour son adoption.
Sur les demandes des conseils communaux de Forchies-la-Marche, etc., tendant à l’émission d’un vœu pour le prolongement
vers cette localité, de l’embranchent de Beaumont à Thuin, de la ligne de chemin de fer projetée de Frameries vers Chimay.
M. Bivort.
Dans la proposition que j’ai eu l’honneur de soumettre au Conseil, J’avais précise que ce chemin de fer aboutit à
Forchies-Piéton, qui est le centre des différentes exploitations qu’il est appelé à desservir.
M. Dewandre.
Il me semble que c’est une question de détail dans laquelle nous ne pouvons entrer.
Il suffit que le Conseil émette le vœu que le nouveau chemin de fer soit prolongé jusqu’à celui qui relie le bassin
de Charleroy à celui du Centre.
Dans ces conditions, le Gouvernement aura à examiner le point où il conviendrait de raccorder les deux chemins de fer.
M. Bivort.
Il est cependant excessivement important pour les deux charbonnages que ce raccordement ait lieu entre Forchies
et Piéton, car si le raccordement avait lieu à quelques kilomètres de là, ces deux charbonnages ne pourraient pas profiter
de tous les avantages qu’ils pourraient retirer d’un plus grand rapprochement de la voie ferrée.
M. Dewandre.
Je crois que le voeu, tel qu’il est exprimé, n’empêche pas la réalisation du projet que met en avant l’honorable M. Bivort.
Ce sera aux intéressés que nous représentons à s’adresser au Gouvernement pour obtenir la construction du raccordement dans les conditions les plus avantageuses.
M.Bivort.
Je n’insiste pas.
M. Dumortier, rapporteur.
Je demanderai, M. le président, qu’il plaise à la Députation de transmettre le plus tôt possible les vœux du Conseil,
car la Chambre discute maintenant le projet de loi qui lui est soumis par le Gouvernement.
M. le Gouverneur.
Ils seront transmis aujourd’hui même, M. le président.
Quel sort sera réservé à la proposition de M. Bivort ?
Va-t-elle convaincre le Gouvernement ?

En 1876 le 20 mars, une ligne de chemin de fer, la ligne 110, est inaugurée entre Piéton et Anderlues.
Ce tronçon est prolongé jusqu’à Bienne-lez-Happart et relié à la ligne110 en 1960, la SNCB ferme la gare
de Buvrinnes et la ligne est déferrée en 1962.

 

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