Une toile d’Alexandre Louis Martin à Fontaine par Alain ARCQ

Depuis des années, une toile de maître attire l’attention du visiteur dans la salle de délibération du Collège Communal de Fontaine-l’Évêque. Bien des bruits ont courus sur cette œuvre du peintre hennuyer Alexandre-Louis Martin. Je fus longtemps à croire qu’il s’agissait d’un œuvre se nommant « L’Allemagne humiliée », mais il y a peu, je devais trouver ses références dans les livres que Paul Champagne a consacrés à cet artiste.

Mais avant de présenter l’œuvre, parlons plutôt de l’artiste et pourquoi ne pas se baser sur ce que nous trouvons dans le « Dictionnaires des peintres belges » sur les pages web :http://balat.kikirpa.be/DPB/Fr/Search_dico.htm

MARTIN, Alexandre-Louis (Carnières, 1887 – Couillet, 1954)

Peintre de portraits social réaliste. A produit principalement des huiles, pastels et fusains. Fils d’ouvrier mineur, il eut une enfance miséreuse, côtoyant ces rudes travailleurs dans un décor de terrils. Formation aux académies de Mons (E. Motte, 1905), d’Anvers et de Bruxelles (J. Delville). Séjour à Paris. En 1921, il expose au salon annuel de la Société nationale des Beaux-Arts de Paris. En 1938, le musée A.L. Martin à Carnières est inauguré. A.L. Martin dépeint avec réalisme, minutie et tendresse, la population besogneuse du Borinage (ouvriers, vieillards, mères et enfants). Bon dessinateur et bon technicien, ses portraits sont d’un réalisme juste, parfois puissant.

L’œuvre, propriété de la Ville de Fontaine-l’Évêque, fut semble-t-il offerte à la ville en échange d’une ancienne dette contractée par un concitoyen, mais nous n’avons aucune preuve à ce sujet. Néanmoins, il s’agit du :

DAVID NU

David Nu

Qui a fait l’objet d’une étude complète de Paul Champagne – « Le peintre Alexandre-Louis Martin » dans Terre Wallonne, tome XI, n°64, Charleroi, 1925, p.193

Dans son livre « Le Peintre Alexandre-Louis Martin », édité chez les Éditions de LA TERRE NOUVELLE, CHARLEROI, 1925, le même Paul Champagne nous dit à la page 13 :

« À la même époque, obéissant encore à son ancien idéal, il peignit un David nu, mince, casqué, tâtant le fil de son épée, sorte de grisaille sur fond gris verdâtre, œuvre digne des gothiques ou des florentins, d’une grande délicatesse d’exécution, empreinte d’un sentiment raffiné de la forme. Il ne faut y voir qu’une étude d’anatomie et de caractère à la fois ; car, chose étrange, de tout cet être émane une pensée pénétrante. La lumière est habilement distribuée sur cette chair blonde. »

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur cet artiste, je vous conseille le très beau musée de Carnières à l’adresse suivante :

Ancienne Maison Communale

Place de Carnières 51 à 7141 Carnières

Tél. : 064/ 431.619

Ou site : http://www.morlanwelz.be/musee_martin.htm

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s