Couvent des Récollets

Le couvent
des Récollets
et son collège
de Saint-Bonaventure

par Roland POLIART

Le couvent des Récollets fut fondé en 1649, date à laquelle six Pères Récollets (1) vinrent s’établir à Fontaine-l’Evêque, sous la conduite du Père Antoine Fortemps ; ils avaient reçu le 15 septembre, l’autorisation de leur Provincial le Père Maximilien Lenglez.
Le couvent était situé près des remparts de la ville, où se trouvait la propriété de M. de Haussy (Parc Roi Baudouin,
Salle des fêtes et Hôtel de police).


Il renfermait une belle Eglise, un collège pour les humanités et un grand jardin.

 (1) Les Récollets sont des religieux de l’étroite observance de Saint François, issus d’une réforme de l’ordre accomplie
en Espagne, au XVème.
Le nom de Récollet vient du latin recollecti « recueillis ».
Après s’être installés en Italie, ils furent introduits en France depuis 1585.

Ce collège portait le nom de « Sodalité ».
Voir le texte pour le collège de Saint-Bonaventure.
Albert de Rodoan, Seigneur de Fontaine, procura le terrain, il en donna la plus grande partie, le reste lui fut payé
par ses amis spirituels.
Le 15 septembre 1649, le Père Antoine Fortemps avait obtenu du Père Maximilien Lenglez, Provincial, une supplique
pour le Baron de Rodoan, le Bailli et le Magistrat de Fontaine-l’Evêque.
Dans cette supplique, le Provincial exposait que les deux religieux attachés aux Sœurs Hospitalières de la ville
ne pouvaient suffire pour entendre les confessions, quoiqu’aidés par les Curés de la ville que ces derniers se joignaient
au suppliant pour obtenir la faculté de pouvoir agrandir l’hospice de manière à y loger cinq ou six Pères qui seraient appelés de la Province ; qu’ils vaqueraient avec zèle à l’accomplissement de leur devoir religieux ; que le reste de leur temps serait employé à la construction d’un petit couvent, suffisant pour loger douze à treize religieux au plus.
Le jour même de sa présentation, cette requête fut accueillie favorablement.
Le Magistrat de la ville autorisa aussi l’établissement du couvent dans les termes suivant. «S’ensuivent les clauses
et conditions auxquelles les Révérend Pères Récollets ont été reçu et admis en la ville de Fontaine-l’Evêque
par le Seigneur Baron, ses Officiers, Bailly, Mayeur, Echevins, Maîtres de Villes et Communauté et en général,
le 15ème du mois de septembre au 26ème quarante-neuf et ratifiées le 22ème jour de novembre, an 1652 pour y bâtir
et édifier un cloître.

1) Premier ; que les jours solennels, les dits Pères devront envoyer à chaque Eglise à entendre les confessions et prêcher tous les premiers dimanches du mois à la grande messe à l’Eglise d’en bas (Saint-Christophe), et le 3ème dimanche
à l’Eglise d’en haut (Saint-Vaast) dit de Boegnies.
2) De catéchiser tous les dimanches de l’an à une heure après midi aux deux Eglises alternativement, excepté
les dimanches de carême et avens auquel temps devront catéchiser à la première messe ou autre temps plus commode.
3) Qu’ils devront être à leur cloître et n’y excéder douze à treize religieux.
4) Qu’ils devront à toujours enseigner les humanités ou premières écoles latines jusque la philosophie.
5) Ne pourront les dits Pères ni leurs successeurs s’étendre plus largement que sur leur jardin qu’ils ont achetés».

Le 8 juin 1652, trois requêtes furent adressées à l’Archevêque de Cambrai sur le même sujet.
Une par le Magistrat de la ville, une par les Curés pour obtenir les secours nécessaires pour construire l’Eglise du couvent.
Ils disaient que l’assistance des Pères Récollets était nécessaire dans le temps de peste ; la troisième enfin par Joseph Hensoul, médecin et Antoine Bilquin, confirmant les ravages de l’épidémie.
Le 26 septembre suivant, l’Archevêque de Cambrai donna son assentiment à la demande des pétitionnaires et transmit
les licences demandées.
En 1653, le Père Driest jeta les fondements de la première aile du couvent.
Le Père Beghin se chargea d’activer les travaux ; la même année, 1653, Charles Flécher, Père gardien, commençait
à élever la deuxième aile et l’Eglise, qu’il put achever sans encombre.
Le 9 mai 1671, à la demande des parents de l’accusé, le Père Servais, Récollet à Fontaine-l’Evêque, donne une déclaration dans laquelle il dit qu’en exorcisant Jean Briquelet et ses enfants, il n’avait remarqué aucun signe de sorcellerie.
En 1679, le 14 septembre, Théodore de Brias, Archevêque de Cambrai, consacra l’Eglise sous le nom et l’invocation
de Saint Antoine ; il nous donna en même temps la permission de bénir la cloche.
Le Père Danis fit la cérémonie ; la Dame de Rodoan fut marraine de cette cloche, son fils en fut le parrain.
Le 14 mars 1689, le Baron de Rodoan posa la première pierre du dernier quartier qui devait relier les deux autres.
Il contenait dix chambres à coucher, la sacristie et la salle ou se distribuaient les aumônes.
On fit des donations considérables aux Religieux pour les aider dans leur établissement.
Parmi les plus importantes nous citerons celles-ci : le Baron de Fontaine leur donna une maison et un verger, sa femme
fit don du pavement de l’église, de quatre confessionnaux et de stalles ; le Curé de Liesses, Dominique Droyer, offrit
1500 florins pour l’Eglise, 100 impériaux pour le couvent et 1500 messes après sa mort.
Déjà, de 1672 à 1673, le Seigneur avait fait remise aux Récollets de plusieurs redevances ; ils eurent beaucoup à souffrir en 1693, du passage des Français, qui dévastèrent le couvent en même temps que celui des Religieuses.
Le Seigneur de Fontaine donna en 1725, aux Récollets une cloche qui a été remise d’abord à Saint-Vaast
et Saint-Christophe (1987) ensuite.
La population du Couvent s’élevait, en 1754, à 28 personnes : 20 pères et 8 frères.
Le 5 octobre 1762, le collège, placé sous le vocable de Saint-Bonaventure et par l’intermédiaire des Maîtres et le gardien de Couvent demanda par lettre adressée au Magistrat de faire les réparations nécessaires à la porte et à la muraille
du Collège qui étaient tellement délabrés que les enfants y entrent à toute heure et brisent en y jouant, les fenêtres
et tout ce qui se trouve dans les classes, ce qui pourrait entraîner le ruine du collège.
Les Récollets firent arranger une chambre pour loger un Frère ou un Père qui se tenait à la disposition des habitants pendant la nuit.
En remerciement, le Magistrat leur fit un don de 30 écus d’Espagne le 12 mars 1767.
Les habitants de Fontaine étant très friands des exercices publics donnés par les élèves du collège, le Magistrat accorda
le 26 mai 1772, la somme de 15 écus monnaie de Hainaut pour l’augmentation et la décoration du théâtre des étudiants.
Cette prospérité ne dura guère : il n’y avait plus qu’un seul élève à l’Ecole de grammaire et la syntaxe était vacante
disent les Récollets dans une lettre du 26 octobre 1780.
Le 28 septembre 1782, une demande de nomination d’un nouveau Préfet fut lancée par le Vicaire provincial de Namur.
En 1782 , après le refus du Seigneur et du Magistrat de la ville de fournir au Collège l’argent nécessaire à payer
les récompenses et les programmes des exercices publics de la distribution des prix, les Religieux se plaignirent
à la Commission Royale des études en demandant un secours d’argent au Gouvernement Marie-Christine et Albert
de Saxe –Teschen, Gouverneurs-Généraux des Pays-Bas. Ceux-ci obligèrent le Magistrat de Fontaine à payer 42 florins
aux Régents de Collège et 24 florins d’Espagne en 83/84 pour les programmes des exercices publics et l’achat des prix.
La tourmente révolutionnaire et l’invasion française achevèrent de ruiner le couvent.
De 1794 à 1796, le couvent des Récollets, après avoir été occupé par les troupes Autrichiennes et Hollandaises, servit
de caserne à la cavalerie Française.
En 1795, la suppression du couvent fut prononcée.
Les derniers Religieux quittèrent l’édifice le 31 janvier 1797.
Depuis son érection, 36 Religieux et 5 gardiens sont morts au couvent de Fontaine-l’Evêque.
Quelques noms parmi ces religieux : le Père Servais, le Père Lambert Willot et le Frère Paschal Delporte, jardinier.
Représentant laïc : Guillaume Moreau, maître des forges et premier syndic du couvent des Récollets de Fontaine-l’Evêque.
De son côté l’Assemblée primaire du canton de Fontaine-l’Evêque se réunit le 7 germinal an V (27mars 1797)
dans l’ancienne Eglise des Récollets où elle élit son Président Antoine Xavier.
Le couvent est alors laissé à l’abandon pour être racheté (voir acte de vente dans prochain numéro) par un certain
Daniel-François Chapel, de Libre-sur-Sambre (Charleroi) puis par Nicolas Camus (marchand de clous patenté
à Fontaine-l’Evêque) et son épouse Louise Maghe (fille de Louis Maghe, Maire de la ville, tante de François-Philippe
de Haussy).
En 1814, suite à la fermeture de la frontière Française. Au commerce étranger, de nombreux cloutiers Fontainois
vont s’installer dans le nord de la France, dont les époux Camus-Maghe qui ouvrent une clouterie à Raismes-sur-Vicoigne
et qui reprennent l’usine de Marly près de Valenciennes.
Les bâtiments des Récollets sont alors loués à un certain Armand Daumeries pendant 9 ans. A la fin de ce bail (1821),
Monsieur de Haussy acheta toute la propriété pour la somme de 18000Frs.
Il y construisit le château (transformation du couvent) par la suite, qu’il quitta en 1854. Monsieur de Haussy (François Philippe Hyacinthe Joseph de Haussy, né à Mons le 3 juillet 1789 et mort à Bruxelles le 19 octobre 1869, fut d’abord Avocat au barreau de Charleroi, Sénateur en 1833, nommé Ministre des travaux et de la justice le 12 août 1847 ;
il abandonna son portefeuille pour les fonctions de Gouverneur de la Banque Nationale.
Barthel Dewandre (décédé le 28 mai 1907 à Fontaine-l’Evêque), son gendre ayant d’abord épousé Lucie de Haussy (décédée en 1848) et ensuite Jenny de Haussy, y occupa la résidence et y fit des travaux avec entre autre la construction du petit pavillon où Madame Dewandre allait prendre le thé avec ses amies.

Le 12 mars 1913, la petite fille de Haussy, Madame Nelly Dewandre, épouse de Emile Clynans, vendit le domaine
des de Haussy à la ville.
Le corps de logis fut transformé en hôtel de ville. On y bâtit la salle des fêtes sur l’emplacement de l’ancienne église désaffectée.

Les derniers vestiges de cette église (entrée) furent démontés et remontés dans le fond du parc.

Des canons abandonnés par les allemands en 14/18 ont été placés dans ce parc. Ils ont été repris par d’autres allemands en 1940.
En 1920/22 l’Ecole communale de Boulevard du Nord, en plein travaux, fut transférée momentanément dans ce château.
L’Ecole industrielle s’y installa également après la guerre.
Enfin l’ICET, l’Institut communal d’enseignement technique mixte occupa les locaux jusque fin juin 1989.
Actuellement ce bâtiment est occupé par l’Hôtel de police.

Collège de Saint-Bonaventure

Pendant près d’un siècle et demi, la petite ville de Fontaine-l’Evêque posséda un collège d’humanités, la direction
en fut confiée à des Récollets.
L’autorisation donnée par le magistrat communal à ces religieux, le 22 novembre 1652, de fonder un couvent stipulait qu’ils devront à toujours enseigner les humanités ou premières « escoles » latines jusque la philosophie, parmi livrant
et entretenant par la ville des « escolles », et ce « sitot le livrement (2) et désignation d’ « icelles (3) ».
Avant leur arrivée, dans chacune des paroisses, l’enseignement élémentaire était donné par le Clerc ou le Chapelain, d’ordinaire Prêtre.
Le latin n’était enseigné qu’exceptionnellement.
L’ordre des Récollets, branche de la grande famille Franciscaine des Frères Mineurs, n’avait pas pour mission spéciale
de s’occuper de l’éducation de la jeunesse.
Néanmoins, dès le milieu du XVIIème siècle, rien que dans les limites de la province actuelle du Hainaut, trois couvents
de ces religieux organisèrent des cours d’enseignement moyen, ce furent Fleurus et Fontaine-l’Evêque, en 1652, Chimay, en 1650.
Le collège de Fontaine-l’Evêque était placé sous le patronage de Saint-Bonaventure.
Il eut ses périodes de vogue mais subit le contre coup des guerres et des invasions militaires dont le Hainaut fut fréquemment le théâtre pendant les deux derniers siècles.
Néanmoins, la population scolaire n’atteignit jamais du moins au siècle dernier un chiffre très élevé.
Dans une lettre du 26 octobre 1780, les Récollets se plaignaient de n’avoir qu’un seul élève à la classe de grammaire
et aucun en syntaxe.

(2) Sitôt composées, formées.
(3) De celles-ci.

Nous voyons cependant que dans un exercice scolaire public tenu les 23,24 et 25 août de la même année, les professeurs produisirent 22 élèves, trois en rhétorique, trois en poésie, quatre en grammaire et douze en cinquième et en sixième
et encore pour ces derniers ont-ils soin d’observer que ce ne sont que les élèves choisis qui sont admis à participer
aux exercices.
Au mois d’août 1781, 12 élèves sont désignés nominalement pour paraître en public.
En 1785, le collège comptait 24 étudiants.
Les Récollets avaient adoptés l’usage de terminer l’année scolaire par des représentations dramatiques et des exercices littéraires ; ils excitaient par là l’émulation dans leurs classes et permettaient à la population de juger de la valeur de leur enseignement et des progrès des élèves.
Les habitants avaient pris goût à ces solennités littéraires.
Tantôt le Seigneur, tantôt le Magistrat communal supportait les frais qu’elles occasionnaient.
Le 26 mai 1772, l’assemblée des Bailli, Magistrat, Bourgmestre et Députés de la franche ville de Fontaine-l’Evêque accorda un don gratuit de quinze écus, monnaie du Hainaut, aux étudiants pour l’augmentation et la décoration de leur théâtre tant pour la tragédie que pour la comédie qu’ils sont d’intention de représenter cette année.
Le Seigneur de Fontaine-l’Evêque acquitta les dépenses nécessitées par la distribution des prix et les frais des exercices publics, notamment en 1780 et en 1781. Mais l’année suivante, il refusa d’intervenir.
Le Magistrat n’ayant pas accueilli la requête des Récollets, ces religieux s’adressèrent au pouvoir central.
Par ordonnance du 9 août 1782, les Gouverneurs Généraux des provinces belges, ayant pris en considération le bien
des études et l’utilité de toute disposition pouvant contribuer à y entretenir l’émulation, imposèrent à la ville le paiement d’une somme de 42 florins (4) pour la distribution des prix et les frais des exercices publics à tenir à cette occasion ; l’impression des programmes était comprise dans la dépense.
En 1783, le Magistrat accorda sans difficulté aux Professeurs du collège 24 florins d’Espagne pour faire imprimer des prix.
L’année suivante, il alloua 25 florins et de même en 1790.
Ces exercices durèrent trois jours et étaient précédés d’un entretien.
Pour les exercices des années 1780 et 1781, les cours d’humanités comportaient cinq années ; trois religieux donnaient
les classes, à savoir : pour la rhétorique et la poésie : le frère Théodore Deltrappe, pour la cinquième et la sixième,
le frère Augustin Staquet.

(4) Le florin est le nom de différentes monnaies européennes, initialement frappées en or.
Des pièces en or frappées à Florence au XIIIème siècle, étaient largement acceptées à travers l’Europe.
Leur nom latin vient de la fleur de lys, symbole de Florence, qui les ornait.

Dans ces deux dernières classes, les leçons se faisaient en langue française dans les deux autres, en latin sauf
pour les Mathématiques, l’histoire et la géographie.
En Rhétorique, on apprenait les règles de l’art oratoire, nous rencontrons à ce sujet ces idées : Fille du génie et de liberté, l’Eloquence ne reçoit des lois que d’elle-même.
Son instinct est sa règle. On naît Orateur. L’unique usage de l’Art est de faire éviter les fautes.
De toutes les parties de la Rhétorique l’élocution est sans doute la plus importante ; elle embrasse le choix
et l’arrangement des expressions et les qualités du style.
En poésie, on enseignait la poésie latine et française. Dans les deux classes, on expliquait Cicéron, Tite-Live, Ovide, Horace et Virgile.
On s’en tenait à l’histoire sainte et à l’histoire romaine, la mythologie n’était pas oubliée.
Les leçons de géographie ne s’étendaient guère au-delà du territoire de l’Europe mais on suivait un traité de la sphère.
Quant aux mathématiques, on se bornait aux quatre règles fondamentales de l’arithmétique.
La classe de syntaxe était principalement employée à l’étude de la grammaire latine et grecque.
Les auteurs expliqués étaient : Cicéron, Quinte-Curce et Esope.
Les autres branches étaient la cosmographie et la géographie de l’Allemagne et des Pays-Bas, l’histoire ancienne
et romaine ainsi que l’histoire des Papes.
On apprenait les quatre règles de l’arithmétique et un peu de géométrie.
En cinquième, les élèves étudiaient les règles de la syntaxe française, ils recevaient les premiers éléments de grec, étaient initiés à l’usage des cartes de géographie, aux notions générales de cette science et à la géographie spéciale
de l’Allemagne.
L’histoire Sainte et les règles de l’addition et de la soustraction complétaient le programme des cours.
En sixième, on abordait l’étude de la grammaire française et latine, on apprenait l’alphabet grec.
Pour la géographie, on expliquait l’emploi des cartes, les notions générales et des indications élémentaires sur les seize principaux Etats de l’Europe.
On étudiait d’une manière plus détaillée la géographie des Pays-Bas.
Quant à l’histoire sainte et à l’arithmétique, les parties enseignées différaient peu de celles de la cinquième.
Un cours de doctrine chrétienne se donnait en outre dans chaque classe, d’après le catéchisme du Père Canisius
ou de l’Abbé Fleury selon le degré d’avancement des élèves.
Ce programme laissait la plus large place à l’enseignement littéraire.
Dans une introduction, le professeur de cinquième juge utile de faire ressortir l’intérêt qu’offre l’étude des trois langues grecque, latine et française.
Les autres matières étaient peu nombreuses.
On ne cherchait pas alors à surmener les enfants en leur imposant des notions superficielles sur toutes les sciences.
Lors de l’invasion Française, les bâtiments du collège furent occupés par les troupes : jusqu’au 11 mai 1704
par des soldats Autrichiens et Hollandais et ensuite jusqu’en1796 par la cavalerie Française.
Les Récollets avaient dû abandonner ce local délabré mais ils continuèrent à enseigner dans leur couvent.
Les Pères Herman Van Cleemputte de Lessines et Pacifique Tranoy d’Iwy sont repris comme professeurs dans la liste dressée des religieux dressée le 13 vendémiaire an V (4 octobre 1796).
Peu de mois plus tard, le 31 janvier suivant les Récollets furent contraints d’abandonner leur maison et de se disperser.
Les agents municipaux exprimèrent à cette époque le désir de voir continuer l’enseignement des humanités.
Le collège était une propriété communale mais la ville manquait d’argent pour y faire les réparations les plus urgentes
et l’administration ne trouva d’autres moyens que de faire une collecte chez les habitants.
On recueillit 1030 florins et 10 sous.
Malgré tous les efforts et le concours de la population, l’autorité locale ne parvint pas, faute de revenus suffisants,
à assurer le maintien du collège de Fontaine-l’Evêque.

Bibliographie :

  • Le Collège de Saint-Bonaventure par Ernest Matthieu 1896.
  • Trith Saint-Leger du premier âge industriel à nos jours Odette Hardy-Hémery -2002- page 30 -Michel Mairiaux.
  • Mémoires et publications de la société des sciences des arts Volume 102.
  • La Belgique Héraldique page 355.
  • Le bibliophile Belge volume 7 à 8.
  • Notes relevées aux archives de Mons par l’auteur et Franz Spitaels.
  • Société Royale d’Archéologie et de Paléontologie de l’Arrondissement
  • Judiciaire de Charleroi. Tome 3 -1870-
  • Un riche destin François-Philippe de Haussy -1989- Yves Robert, Michel Mairiaux, Christian Daubie.
  • Recherches Historiques sur la ville et la Seigneurie de Fontaine-l’Evêque. G. Demanet -1886-
  • Cartes postales : Collection Roland POLIART

 

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