Morts pour la Belgique

Les monuments aux Morts pour la Belgique
de Fontaine-l’Evêque 1914-1918
Forchies-la-Marche

a.s.b.l.

Par Alain ARCQ

 

Cercle d’Histoire et d’Archéologie de Fontaine-l’Evêque

Edition spéciale
Février 2012 Combattants de Forchies-la-Marche

 

« Un monument, une plaque ou un nom de rue sont des documents sociaux et historiques qui fournissent
des informations primaires sur une personnalité ou un événement, sur son passé, celui de sa commune, de sa région.
Ils reflètent les opinions et les valeurs défendues par une société, un groupe, une commune, un pays
à une certaine époque.»
C’est ainsi que commence la revue pédagogique produite par le Musée Royal de l’Armée (MRA) et intitulée
Mémoire et monuments avec comme sous-titre Quand les pierres racontent notre histoire.
En 1989, Annette Becker présente une manière inédite d’étudier les monuments aux morts.
Fondamentalement, elle conçoit le monument comme une interaction entre les soldats et les civils, les morts
et les vivants.
Elle refuse de s’enfermer dans une typologie trop rigide : « Monument funéraire ?
Monument patriotique ?
Les œuvres d’art, comme la guerre elle-même, défient la typologie raisonnable de l’historien.
De nombreuses représentations hésitent entre la description de l’héroïsme et celle de l’horreur, parce que
ces deux notions ont toujours été mêlées dans la réalité des champs de batailles »(1)
Bref, il faut tenir compte de l’ambivalence des sentiments humains.
Un monument dédié aux morts est un monument commémoratif où la raison laisse le pas aux sentiments, à l’affectif.
C’est aussi un instrument qui aide à accomplir son deuil.
Commémorer, c’est aussi transmettre aux générations futures la mémoire des anciens.
Quels plus beaux matériaux que la pierre et le bronze pour garder cette mémoire.
La plupart du temps, les communes ont décidé d’édifier ces monuments aux héros « mort pour la Belgique »
(appellation officielle nécessaire pour figurer sur un monument), dès l’année 1919.
Mais bien souvent, dans un pays qu’il fallait reconstruire et où beaucoup de plaies restaient à soigner, ils furent construits
et inaugurés entre 1920 et 1930.
Dans beaucoup de cas, les premiers « monuments » ont été des plaques, placées dans les églises, comme celles
qui se trouvaient à Fontaine-l’Evêque, dans l’église de la paroisse de Saint-Vaast.
Elles étaient consacrées aux paroissiens disparus à jamais.
Nous retrouverons dans quelques paragraphes, les traces retrouvées dans les archives communales.
En attendant, grâce aux archives 2 personnelles citées en source en début d’article, nous avons pu suivre, pas à pas
l’aventure de notre monument.
Le conseil communal de Forchies, en séance du 5 janvier 1919, point 2 de l’ordre du jour libellé : « Demande d’érection
d’un monument commémoratif en honneur des soldats et des citoyens patriotes tombés pour la Patrie. »
La demande de principe est formulée par le conseiller Victor Dutilleul (socialiste), qui « sollicite une concession
à perpétuité au cimetière communal pour l’érection de ce monument. »
Le Bourgmestre Justin Lombard « estime qu’il serait préférable de répartir une certaine somme entre les familles
dont un membre est mort pour la Patrie et de faire placer à la maison communale une plaque rappelant le nom
de ceux-ci. » (sic).
Moureaux Jean-Baptiste, échevin (socialiste), « est partisan d’un monument. » Caulier Gustave (conseiller catholique) propose
l’ajournement de la décision, vu l’incertitude du conseil, le nombre de morts et l’obligation prochaine d’agrandir
le cimetière.
Dutilleul Victor maintient sa proposition de monument mais se rallie au bourgmestre pour une plaque à la maison
communale mais il ne refuse par l’ajournement. Finalement, sur proposition du conseiller Miserez (libéral ?), « le conseil,
l’unanimité, vote le principe de l’érection d’un monument. »
Le premier écrit remonte au 12 mars 1919, date à laquelle les établissements Gaudier-Rembaux d’Ecaussinnes-Carrières,
spécialisés en monuments funéraires et commémoratifs, plaques, statues et travaux d’art, offre ses services
our la réalisation d’un monument patriotique et les plaques éventuelles à y poser.
Il faut reconnaître que cette société donne de très bonnes références quant à ses réalisations antérieures.

Certes, la démarche est osée mais aussi compréhensible pour des entreprises qui doivent aussi gagner
leur pain quotidien.
Ainsi, presque à la même date, le 19 mars, c’est le nommé C. Leclercq – Photographie artistique – de Pont-à-Celles,
qui fait parvenir une missive semblable à la commune.
Missive accompagnée d’une feuille présentant les différents services possibles.
Le 19 avril, le courrier reçu à la Maison Communale est cette fois de monsieur Edmond Delcourt, architecte
à Marchienne-au-pont, en voici le texte :
« Messieurs, j’ai reçu hier votre honorée du 11 avril relative à un monument funéraire que vous auriez l’intention d’ériger
à la mémoire des soldats tombés pour la Patrie.
Les vues de monuments publiés dans les revues ou albums étaient vulgaires et surannées, j’ai décidé d’élaborer
un avant projet, de monument simple et sérieux, que je vous adresserai dans la huitaine. »
Et de plus, cette ébauche, il se propose de l’offrir à la commune, gracieusement.
Et quel projet !
L’esquisse est réalisée à l’échelle de 1/10 et ce qui devrait être en bronze est relevé à l’or fin et l’épreuve est signée
par l’architecte.
La première trace trouvée dans les archives communales se trouve dans la séance du 21 avril 1919 du Collège
des Echevins ;
« De la fête communale proprement dite de l’organisation est confiée à l’ancien Conseiller qui aura dans ses attributions
la répartition des emplacements des loges foraines et le choix des musiciens pour l’orchestre.
La fête de l’inauguration du monument élevé à la mémoire des soldats de notre commune, morts pour la Patrie est fixée
au 7 septembre 1919.
Une lettre sera adressée à Mr le Ministre de la Guerre pour obtenir un congé en faveur des soldats présents
sous les armes pour les deux fêtes ci-dessus mentionnées. »
Monsieur Delcourt contacte de nouveau la commune de Forchies-la-Marche le 26 avril.
Nous découvrons dans cet écrit que la semaine en cours, il a fait parvenir le projet dont nous vous avons donné copie.
Il précise que cet « avant-projet » demande 4 mètres cubes 650 d.3 de pierres, y compris 1 m3 360 d3 pour la semelle non prévue au plan remis.


Dessin de l’architecte DELCOURT daté du 18-12-1919
et portant comme titre Monument à ériger à la mémoire
des soldats de Forchies-la-Marche morts pour la Patrie.
Don G. Rovillard

Il joint à cette missive la remise de prix des Carrières du Levant d’Ecaussinnes, ainsi que le plan de la semelle.
Cette dernière, datée du 22 avril annonce la fourniture de la pierre bleue, appelée aussi petit granit, pour 550 francs
le m3 sur wagon gare départ.
La pesée par 5 wagon est de 0 fr 20 avec minimum de 2,00 frs par wagon.
La livraison est de 3 à 4 semaines « après la fin de la grève qui paraît prochaine. »
Comme quoi les conflits sociaux étaient déjà de mise.
Le 14 mai, nous retrouvons l’architecte Edmond Delcourt qui s’adresse par ces termes au Collège : « J’ai l’honneur
de vous remettre ce jour les plans principaux, relatifs au monument à ériger à la mémoire des soldats de Forchies,
tombés pour la Patrie. »
Faisons ici une parenthèse temporelle.
Nous sommes en 1919, il y a bien le téléphone et juste la poste, convoyée par le tram vicinal et le train, ce sont les seuls
moyens de communication.
La première lettre reçue par l’architecte est datée du 11 avril et le 14 mai, non seulement les plans sont terminés,
la carrière de production de pierre bleue a remis prix et une firme est pressentie pour la taille et l’élaboration
du monument.
La question que l’on peut se poser est simple : quel temps faudrait-il aujourd’hui pour obtenir pareil résultat ?
Une piste ?
Pourtant nous avons des TGV, des avions supersoniques, internet, des timbres prior,…
Le texte suivant nous apporte bien des renseignements quant au choix Séance du conseil communal du 3 mai 1919.

Point 1 :

« Projet d’un monument funéraire à établir à la mémoire des soldats morts pour la Patrie. »
Examen du projet établi par M. Delcourt qui répond aux questions des conseillers (architecte à Marchienne-au-Pont).
Le collège a donné sa préférence pour le monument à « la place de la gare » car « peu de monde se rend
au cimetière communal » et « le monument doit servir d’œuvre d’éducation populaire pour les générations futures. »
Or, la place de la gare est « fréquentée à toute heure du jour » et « l’étranger pourra se rendre compte de ce que
la commune a rempli son devoir vis-à-vis de ses enfants morts à la guerre. »
Le conseil à l’unanimité approuve l’emplacement (Victor Dutilleul a déclaré s’y rallier), en face de l’axe
du bâtiment principal (de la gare) et les plans présentés.

En séance du 17 mai de la même année le Collège nous dit au point 2° : « Il est décidé que le monument funéraire
devrait être placé pour le 15 avril [ndlr : 1920 ?] ; vu ses services une lettre sera adressée à Mr Delurert
pour qu’il soit inséré qu’une amende de 50 Frs par jour de retard sera infligée à l’entrepreneur de ce monument.
Deux plaques en bronze, les ornements et le nom des soldats morts pour la patrie.
Un grillage clôturera ce monument. »
Visiblement, on s’est aperçu que le monument ne sera pas prêt pour les fêtes de 1919.
Tout avance bien mais pourtant il faut parfois relancer la commune.
En date du 30 mai, nous apprenons que si le bourgmestre fait bien parvenir les documents nécessaires à la construction
du monument, on a oublié de communiquer le texte exact et les noms devant figurer sur la plaque de bronze.
Nous savons ainsi qu’un modèle en plâtre sera fourni pour approbation du Collège et du Conseil communal.
Le 11 juin, la société C. Gaudier-Rembaux rentre sa soumission sous enveloppe cachetée.
Le 19 juin 1919, le Collège adjuge le monument funéraire à Gaudier-Rembaux pour 11 500 Frs y compris la maçonnerie
à charge de l’entrepreneur.
A cette même séance, le Collège décide de convoquer le Conseil communal « prochain » à neuf heures du matin
afin de traiter, entre autres, en son point d), l’affaire du monument funéraire.
Gaudier-Rembaux en accuse bonne réception par courrier du 24 juin 1919 mai soulève le problème du coût
de la maçonnerie.
En date du 28 juin 1919 c’est cette fois le conseil qui prend la décision définitive.
« Approbation de la soumission relative à l’érection du monument funéraire. »
La soumission approuvée émane de Gaudier-Rombaux d’Ecaussines-Carrières, pour la somme de 12.000 F.
Elle comprend le monument, les bronzes, les modèles en plâtre, la grille en fer forgé, les maçonneries nécessaires
à l’assise du monument.
Paiement 1/3 à la commande, 1/3 lorsque les pierres seront à pied d’œuvre, 1/3 8 jours après la réception qui aura lieu
8 jours après la pose.
Point 3 de la décision : « Il [le monument] sera placé et complètement terminé pour le 29 août prochain (1919)
sous peine d’une retenue de 100 F par jour de retard. »
La grille du monument doit être placée dès « la semaine prochaine », peut-on lire dans une note de Gaudier-Rembaux
adressée au Secrétaire communal et datée du 12 septembre.
Et le 18 septembre, nous avons confirmation de l’expédition de la grille vers Forchies-la-Marche, dans un courrier
qui demande également 7 à 8 000 frs comme avance pour l’entreprise.
A noter que le patron se déplace lui-même d’Ecaussinnes et annonce sa venue pour huit heures du matin
à Forchies-la-Marche.
Les travaux semblent bien suivre leurs cours car le 20 octobre, le directeur des carrières fait parvenir un mémorandum
au bourgmestre Lombard afin de prendre rendez-vous avec lui pour solde des comptes des travaux effectués.
Quant au serrurier chargé de la fermeture des grilles, il s’agit de monsieur Gaston Belot, rue des Risaux
à Ecaussinnes-Carrières.
Tous les déplacements de matériaux et de personnel se font par le train.
Le 17 juillet, à l’ordre du jour nous trouvons la transcription suivante : « 3° Demande de Mme Veuve Grard-Baudoux Aimé
tendant à l’inscription du nom de son mari sur le monument érigé à la mémoire des soldats de cette commune
morts pour la Patrie : admis ! »
Le 2 septembre, au point 12°, le Collège fait noter : « 12° Au sujet de Grebaux Alfred : y a-t-il lieu de l’admettre
sur la liste des soldats morts pour la Patrie » ?

Enfin, la dernière pièce qui nous est soumise provient de la séance en date du 6 novembre 1919, le Collège décide
de soumettre au Conseil communal une lettre des Combattants. Sans aucun doute celle dont nous parlerons plus loin.
Mais cette année n’est pas terminée…
En 1919, le gouvernement invite toutes les communes belges à planter un « arbre de la victoire » le 22 novembre 1919,
date du premier anniversaire de la rentrée du Roi dans sa capitale.
Il offre également la possibilité aux communes de financement partiel du monument mais ce, au prix de ses choix.
Ceci fait que beaucoup de communes décideront elles-mêmes du financement de leur monument(2).
L’emplacement choisi pour la plantation est « l’excédent du terrain existant le long du chemin de Mouligneau à proximité
du pont du chemin de fer du centre en face des maisons de m.m. Dallemagne Désiré et Glinne Falaux Léopold.
Mr Wansefeld Adolphe est désigné pour s’occuper de la plantation de cet arbre et de choisir l’essence
qui conviendrait le mieux. »
En ce qui concerne la commune de Forchies-la-Marche, nous avons pu retrouver trace de cette plantation
dans les archives communales.
En effet, dans la séance du Conseil Communal en date du 20 octobre 1919, en présence de Mrs Lombard Justin
bourgmestre, Moureaux Joseph échevin, Bury Désiré, Caulier Gustave, Noyer Ghislain, Esmanne Emile, Dutilleul Victor,
Miserez Oscar, Josse Joseph, tous conseillers Baudoux Joseph secrétaire, nous trouvons au point 4° :

Qu’est devenu cet arbre ?
Ceci fera l’objet d’un autre travail de recherche, mais nous pensons que cet arbre avait disparu dès 1930
car à son emplacement désigné fut planté l’Arbre du Centenaire (de la Belgique 1830-1930), comme le montre
la photographie ci-dessous.

Ci-dessus Jean Eloy, qui tenait un café-salon de coiffure sur la place Wauters.
Archives G.Rovillard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le même arbre

photographié

le 2 février 2012

 

Quant aux mémoriaux, de façon indifférente entre Leernes, Forchies-la-Marche et Fontaine-l’Evêque, nous retrouvons
les noms des soldats décédés durant ou juste après le conflit (mais toujours en rapport avec ce dernier), les civils
déportés (politiques et pour le travail obligatoire), les civils fusillés (avec de gros manques de discernement comme
à Fontaine-l’Evêque pour Léon Gandibleu tué en portant secours aux soldats français vers Anderlues) et même
les soldats français résidants dans les entités et qui ont fait leur devoir suprême dans l’armée française.
Ici-même nous retrouvons toutes les donnés humaines provenant des plus grandes émotions, mais aussi sources d’erreurs historiques.
C’est ce que nous allons tâcher de vous démontrer cas par cas.
Commençons par Forchies-la-Marche.
Tout d’abord, soulignons l’existence d’une seconde plaque au cimetière de Forchies-la-Marche, gravée
dans un marbre blanc et figurant sur le « Caveau des Anciens Combattants ».
Dans ce cas précis, les noms figurant sur cette plaque sont inscrits :

MORTS POUR LA PATRIE
1914 – 1918
ICI REPOSE LE CORPS DU
Lieutenant
TASSE Maurice
Sergent
GRARD Aimé
Soldat
DRUGMAND Louis Léopold
FEUILLEN Camille
LÉONARD Gaston
PERUKELS Alexandre
POLAIN René

 

Une seconde colonne est restée vide…
Même ici, des erreurs manifestes sont présentes comme nous allons le démontrer.

Passons au monument proprement dit, surtout à sa partie de 1914-1918. Pour rappel, c’est sous le bourgmestre VANDERICK, le 10 septembre 1950, que fut inaugurée la partie consacrée au second conflit mondial.
Ce monument, de forme « obélisque », richement décoré de plaques et de lettres en bronze, reste représentatif
des « reclassements » d’un monument qui aurait du être unique (car celui de la « Der des Ders ») et reconverti
en monument aux morts des deux conflits mondiaux.
En effet, on peut aisément constater que les plaques nominatives en bonze décernées pour 1914-1918
ont été remplacées en 1950 par des lettrages de bronze incérés et collés pour 1940-1945.
Ce monument est richement décoré par une symbolique que nous allons décrire ci-dessous et qui reste représentative
de l’esprit patriotique, émotionnel et respectueux des Filamarchois.
Commençons par l’aspect nominatif.
Sur la face qui nous intéresse aujourd’hui, nous trouvons les noms suivants :

 

Lieutenant TASSE Maurice
Sergent GRARD Aimé
Soldat BAUVAL Jules
Soldat DEBAUVE Jean-Baptiste
Soldat DOUMONT Alfred
Soldat DRUGMAN Léopold
Soldat FEUILLEN Camille
Soldat GOOSENS Léon
Soldat LEMAL Frumence
Soldat LEONARD Ferdinand
Soldat LEONARD Gaston
Soldat PERUKELS Alexandre
Soldat POLAIN René
Soldat SIMONET Georges

1914-1918

 

 

 

 

 

 

Vient ensuite, lorsque l’on regarde le monument
de face, côté droit de l’obélisque, une plaque
portant deux autres noms :

BURY Jules
GREBAUX Alfred

Ces noms ont été ajoutés
après la commande
de la première plaque de bronze !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 28 novembre 1921, l’entreprise Gaudier-Rembaux
répond au bourgmestre en ce qui concerne le projet
de plaque de bronze que nous pouvons découvrir ci-dessus.
Elle propose de la placer sur la face latérale gauche
du monument.
Ce que nous confirme la photo ci-dessous.
La somme demandée est de 347 frs.
Elle est confirmée dans la lettre du 24 décembre 1921.

 

 

 


Manifestation patriotique.
Date inconnue.
Remarquez la plaque de bronze côté gauche du monument et aujourd’hui à droite. Arch.
M. Madoe

 

Le soldat GREBAUX Alfred Désiré est français.
Il fait partie du 1er Régiment d’Infanterie, soldat de 2ème classe,
numéro de la matricule 1102320 de la classe 1911 du recrutement
de Cambrai.
Mort pour la France le 14 février 1915 à Beauséjour dans la Marne
(village détruit).
Né le 22 avril 1891 à Douai, département du Nord. »(3)
Analysons ensemble les noms représentés sur ce monument
et faisons revivre quelques instants ces braves
disparus aujourd’hui.
En premier lieu, reprenons ceux pour qui nous n’éprouvons
aucun problème, tenant compte du fait qu’un monument
aux morts
comporte, normalement, les noms des héros disparus
et résidents de la commune concernée.

 

Fiche de décès————————–
« Mort pour la Patrie » SGA.—————-

BAUVAL Jules Ghislain.
Mort pour la Belgique à Waehem (fort de Walem) le 29 septembre 1914 sans que soit dressé un acte de décès.
Soldat au 4ème Régiment de Ligne, né à Forchies-la-Marche le 16 janvier 1886, fils de Jules Joseph et de Eloy Rosalie.
Epoux de Bury Eva, domicilié à Forchies-la-Marche N°43 de 1924.
Enterré le 30 septembre 1914 au cimetière communal de Mechelen, Sint-Katelijne-Waver, Hogevelden sous le numéro
28616121 et le nom de Beauval Jules Ghislain.

DEBAUVE Jean-Baptiste Victor Ghislain.
Soldat au 3ème Régiment de Ligne, né à Souvret le 24 mars 1888, domicilié à Forchies-la-Marche.
Epoux de Denis Jeanne Clarisse, fils de Victor Ghislain Antoine et de Kerf Clémence.
Mort pour la Belgique à Figeac, France, le 4 janvier 1916 à sept heures (ouvrier mineur, réfugié belge ?).
N°31 de 1923.

DOUMONT Alfred Henri Eloi.
Soldat au 6 ème Régiment de Ligne, né à Forchies-la-Marche le 2 décembre 1893, fils de Alfred
et de Delauche Marie Thérèse, domiciliés à Forchies-la-Marche est décédé le 10 septembre 1914 à Wilsele.
Mort pour la Belgique.
N°4 de 1925.

DRUGMAND Louis Léopold.
Soldat au 5 ème Régiment de Ligne numéro 59031 de la matricule.
Âgé de 20 ans, onze mois et dix-sept jours, né à Forchies-la-Marche, y domicilié, célibataire.
Mort pour la Belgique le 15 septembre 1914 à sept heures et demie du soir à Anvers, fils de Louis Drugmand
et de Léonide Vallé.
N° 27 de 1923.

FEUILLEN Camille.
Soldat milicien 1914 du 5 ème Régiment de Génie Télégraphiste, numéro 2015 de la matricule, né le 16 février 1894
à Forchies-la-Marche, célibataire, fils de Camille et de Deltenre Laurence.
Mort pour la Belgique à l’Hôpital Militaire Belge de Montpellier le 6 avril 1919 à dix-sept heures.
N°57 de 1923.

GOOSENS Léo Charles.
Soldat au 7 ème Régiment de Ligne, numéro 59504 de la matricule, né à Forchies-la-Marche le 18 août 1893, y domicilié, décédé pour la Belgique à Lierre le 5 octobre 1914.
Fils de Goosens Cyrille et de Blairon Elodie, sans autres renseignements. Par ordre du Ministre de la Défense Nationale. N°62 de 1920.
N°73 de 1923.

LÉONARD Ferdinand Henri Benjamin.
Né à Forchies-la-Marche le 16 février 1893, soldat au 5ème Régiment de Ligne, domicilié à Forchies-la-Marche,
fils de Emmanuel Ghislain et de Beugnies Elisa.
Mort pour la Belgique le 12 septembre 1914 à Herent (Wygmael).
Feuillet N° 16 de 1923.

LÉONARD Gaston Ghislain.
Soldat au 4 ème  Régiment de Ligne, né à Forchies-la-Marche le 31 décembre 1895, fils de Léonard Amédée
et de Desomberg Fernande Mélanie, domicilié à Forchies-la-Marche.
Mort pour la Belgique à Stuyvekenskerke le 20 août 1916. N°110 de 1922.
N° 58 de 1923.

PERUKELS Alexandre Désiré.
Soldat milicien de 1913 au 6 ème Régiment de Ligne, soldat milicien 1913, numéro 73438 de la matricule,
mort glorieusement pour la Belgique à Wespelaere le 26 août 1914, né à Dampremy le 24 octobre 1893,
célibataire, fils de Alexandre et de Rectem Marie.
N°4 de 1923.

POLAIN René.
Mort pour la Belgique à Oostkerke le 25 août 1915.
Il n’a pas été dressé d’acte de décès. Soldat au 1er Régiment de 18 Chasseurs à Pied, né à Forchies-la-Marche
le 16 janvier 1888, y domicilié.
Fils de Jules Désiré Ghislain et de Baguesse Mathilde, époux de Stocket Marie.
N° 64 de 1924.

SIMONET Georges Joseph.
Soldat au 6 ème Régiment de Chasseurs à Pied, né à Montigny-sur-Sambre le 18 avril 1893, fils de Félix Joseph
et de Cornet Pauline, domicilié à Forchies-la-Marche.
Mort pour la Belgique le 11 octobre 1918 à Moorslede.
N°48 de 1925.

Ces 11 noms figurent dans les registres de décès de Forchies-la-Marche et possèdent la mention de
« Mort pour la Belgique ».
Ce qui commence à poser problème pour un historien, ce sont les noms que l’on trouve également dans ces registres
avec la même mention leur donnant droit à figurer sur le monument.
Voici déjà deux interrogations pour GUERIT Léon et BURY Jules. Inscrits comme soldats, ils sont décédés chez eux,
tous les deux au mois de juillet, l’un en 1918, l’autre 1919.
Une hypothèse, que nous ne pourrons peut-être jamais vérifier, est qu’ils aient été blessés et mis définitivement
hors de combat (exemple de l’amputation d’un membre) et que les Allemands ou les Belges les aient renvoyés
dans leurs foyers.
Ceci justifierait la notion de « soldat » au moins pour Léon GUERIT.

BRIDON Ghislain Zénon.
L’an mil neuf cent dix-huit, le sept du mois de novembre à neuf heures de l’avant-midi, par devant nous, Lombard Justin,
Bourgmestre, Officier de l’Etat Civil de la commune de Forchies-la-Marche, arrondissement de Charleroi, province
de Hainaut, a comparu : Navez Désiré, houilleur, âgé de trente-six ans, beau-père du défunt par alliance
et Grard Fernand, employé, âgé de trente-neuf ans, non parent ni voisin du défunt, domiciliés en cette commune,
lesquels nous ont déclaré la veille à une heure de relevée est décédé en la demeure du premier comparant, sise
en cette commune rue des Flamands, Bridon Ghislain Zénon, forgeron, célibataire né à Forchies-la-Marche, son domicile,
le vingt-deux février mil huit cent nonante neuf, fils de Bridon Zénon, décédé, et de Eloy Joséphine, ménagère,
domiciliée en cette commune.
Mort pour la Belgique déclaré le 7 décembre 1922.
N°133 de 1918.

BURY Jules.
L’an 1918 le premier du mois de juillet à neuf heures de l’avant-midi, par devant nous Lambert Justin, Bourgmestre,
Officier de l’Etat Civil de la commune de Forchies-la-Marche, arrondissement de Charleroi, province de Hainaut,
a comparu : Bury Désiré, carreleur, âgé de septante ans, père du défunt et Stoclet Jean Victor, houilleur, âgé
de soixante cinq ans, beau père du défunt, domiciliés en cette commune, lesquels nous ont déclaré, que la veille
à dix heures et demie du soir est décédé en sa demeure sise en cette commune, rue Yernelle, Bury Jules, houilleur,
né à Forchies-la-Marche, son domicile, le onze juillet mil huit cent quatre vingt-deux, époux de Stoclet Catherine,
ménagère, de même domicile, fils de Bury Désiré susnommé et de son épouse Lepage Désirée, ménagère,
domiciliés en cette commune.
Mort pour la Belgique déclaré le 7 décembre 1922.
N°55 de 1918.

ELOY Frédéric.
L’an mil neuf cent dix-huit, le vingt-six du mois d’octobre à deux heures de l’après-midi, par devant nous, Lombard Justin,
Bourgmestre, Officier de l’Etat Civil de la commune de Forchies-la-Marche, arrondissement de Charleroi, province
de Hainaut, a comparu : Eloy Anselme, houilleur, âgé de vingt-cinq ans, frère du défunt et Desomberg Fernand, houilleur,
âgé de vingt-huit ans, beau-frère du défunt, domiciliés en cette commune, lesquels nous ont déclaré qu’aujourd’hui
à une heure du matin est décédé en cette commune rue Martin Fayt, Eloy Frédéric, cloutier, célibataire
né à Forchies-la-Marche, le quatorze décembre mil huit cent quatre-vingt un, y domicilié, fils de Eloy Jean-Baptiste
et de Josse Clémence conjoints décédés.
Mort pour la Belgique.
N°97 de 1918.

GUERIT Léon.

L’an mil neuf cent dix-neuf, le dix-sept du mois de juillet à neuf heures de l’avant-midi, par devant nous, Lombard Justin,
Bourgmestre, Officier de l’Etat Civil de la commune de Forchies-la-Marche, arrondissement de Charleroi, province
de Hainaut, a comparu : Guerit Edouard, houilleur, âgé de trente-un ans, frère du défunt et Gallot Jean-Baptiste,
houilleur, âgé de vingt-huit ans, beau-frère du défunt, domiciliés en cette commune, lesquels nous ont déclaré
qu’aujourd’hui à huit heures du matin est décédé en sa demeure, sise en cette commune rue Chaussée, Guerit Léon,
houilleur, célibataire né à Forchies-la-Marche, le cinq avril mil huit cent quatre-vingt six, y domicilié, fils
de Guerit Jean Joseph et de Parfondry Désirée domiciliés en cette commune.
Mort pour la Belgique.
N°74 de 1919.

Reste à découvrir pourquoi ELOY Frédéric et BRIDON Ghislain Zénon sont notés « Mort pour la Belgique », mais surtout
pourquoi leurs noms ne figurent pas sur le monument dédié aux héros de 14-18.
Enfin deux autres manquants à notre liste précédente dont deux figurent sur la plaque de bronze :

TASSE Maurice Raymond Victor.
Né à Forchies-la-Marche le 29 juillet 1897 résident à Ath rue des Hauts Degrés 23 depuis le 21 octobre 1913, radié
de Forchies-la-Marche
le 25 octobre 1913.
Engagé le 19 août 1913 comme volontaire de carrière au 11ème Régiment de Ligne sous le numéro 60816 de la matricule
pour un terme de milice prenant cours le 1er octobre 1913. Lieutenant.
Décédé le 29 septembre 1918 à Westroosebeke.

GRARD Aimé.
Né à Forchies-la-Marche 25 septembre 1885, mariés à Forchies-la-Marche le 11 juillet 1908 avec Baudoux Rose
née à Forchies-la-Marche le 5 novembre 1881, profession magasinier chef de convoi, venant d’Hasselt arrivé
à Forchies-la-Marche le 29 janvier 1908.
Déménagé et résident à Marcinelle rue Bultot n°59 depuis le 15 octobre 1912 et radié de Forchies-la-Marche
le 27 octobre 1912. Sergent.
Décédé à Amersfood (Hollande) le 31 octobre 1918.
Comme vous pouvez le constater par vous-mêmes, ces militaires n’étaient plus domiciliés dans la commune
de Forchies-la-Marche ce qui aurait normalement impliqué qu’ils ne figurent pas sur le monument.
Ces « anomalies », nous ne sommes pas les seuls à les constater. En séance du 30 juillet 1921 où sont présents
Mrs Dutilleul, Lemal et Baudoux Joseph, secrétaire, nous trouvons trace d’une lettre (disparue) de la Fédération
des Combattants pour laquelle le Collège décide de garder les noms de Bury, Grard et Grebaux sur le monument funéraire.


Ceci nous apporte déjà une confirmation quant à leur présence, sans toutefois nous en apporter les justifications.

(1) A. Becker, Les monuments aux morts. Patrimoine et mémoire de la Grande Guerre, Paris, 1989, p. 22.
(2) La question du financement des monuments par l’Etat est officiellement débattue à la Chambre et au Sénat, les 11
——–et 12 juin 1919. Le gouvernement limitera très fortement cette intervention, à concurrence d’un tiers du montant
——–et à la condition que le monument offre un “caractère artistique”.
(3) Site internet du gouvernement et de l’armée française SGA-Mémoire des hommes.

 

 

Morts pour la Belgique

Anique Emile Ducène François Joseph
Badot Gustave Joseph Dufrasne François Ghislain
Bailly Adhémar Ghislain Dumonceau Gustave
Bailly Elie Joseph Dumonceau Pierre Joseph
Bailly Raoul Désiré Dumont Octave
Bary Emile Dupret Félicien
Baudoux Nestor Joseph Dupuis Julien Emile
Biche Oscar Durand Jules
Blairon Hector Dusong François Henri
Boudet Nestor François Dutilleul Léopold Désiré
Bourgeois Jules Pierre Eloy Oscar
Brasseur Ghislain Florent Fagny Henri
Brunard Fernand Fayt Joseph Marie Léon
Brynaert Victor Feuillen Emile Joseph
Bury Désiré François Feuillen Léopold Gabriel
Cambier Joseph Emmanuel Foucart Joseph Fernand
Capiaux Isaac Foulon Arsène Georges
Capiaux Vital François Joseph Onézine
Capouet Alphonse Gallot Jean-Baptiste Emile
Caprasse Théodore Joseph Gille Ferdinand Jules
Chaudron Augustin Glinne Alexis Auguste
Clara Louis Glinne Ernest Ghislain
Collard Georges Louis Glinne Léopold Ghislain
Copienne Victor Louis Glinne Léopold Norbert
Copois Victor Joseph Glinne Oscar
Cordier Louis Jean-Baptiste Godefroid Fernand Cédric
Craye Clément Hector Grandmaison Gaston
Dartevelle Joseph Guillaume Victor
Debauche Pierre Joseph Hanique Eugène Joseph
De Geyter François Hecq Archange Evariste
Dehaday Augustin Joseph Hecq Auguste
Dehaye Gustave Henne Nicolas Germain
Dehont Alexandre Henrotin Emile Joseph
De Jan Cyrille Hermel Virgile Joseph
Delahaut Armand Auguste Horet Georges Ghislain  5 ème de Ligne p.87
Delatte Louis Adelin Homez Emile
Delbèque Toussaint Jean-Baptiste Jadot Léopold Joseph
Denis Auguste Janssens Alphonse
Denis Léopold Jeandriens Alfred Joseph
Denis Léopold Joseph Jeanneaux Oscar
De Poorter Désiré Joseph Joquenne Ernest Dieudonné
Désirant Charles Louis Josse Jules
Desoignies Georges Josse Léon Jules
Desoignies Louis Désiré Jourdain Léon Prosper
Desomberg Jean-Baptiste Kampelberg Pierre
Desomberg Joseph Kaiser Gaston
Desomberg Louis Laitem Adhémar Colin
Deswert Henri Langelez Louis Joseph
De Wolf Camille Leclercq Arthur Ghislain
Leclercq Emile Honor Robert Maurice
Liémans Adolphe Rosy Alexandre
Liénard Alfred Samson Léopold  2 ème de Ligne p.10
Léonard Félicien Joseph Sermeus Emile
Leroy Gaspard Seutin Victor Ghislain
Maghe Albert Joseph Sonck Jacques Alphonse
Mairie Augustin Spitaels René
Mandiaux Désiré Stenuit Walter Nestor
Marbais Léopold Stroomeyte Vital
Marchand Auguste Suinen Evence Alexandre
Marchand Emile Tasse Franz Ferdinand
Maréchal Augustin Tassin Louis
Maroil Pierre Joseph Teerbrood Eugène
Massin Emile Gustave Tréfois Isidore
Massin Léon Jacques Trigalet Henri
Mathieu Octave Ghislain Urbain François César
Mignon Pierre Joseph Van Butsel Achille
Miot Henri Joseph Van Butsele Jean-Baptiste
Moelants Léopold Vandenabeele Remy
Ost Gustave Jules Vandorpe Raymond Alfred
Paerendyck Joseph Vanhove Auguste Emile
Paris Arnould Félicien Vankaem Charles
Parfondry François Joseph Van Laerhoven Victor
Parfondry Jules Ghislain Verelst Pierre François
Paschal Jules Ghislain Virlet Ferdinand Désiré
Paul Hector  1er ChCh p. 552 Virlet Léopold Clément J.  2 ème d’Art. p. 71
Paul Pierre Augustin Walgraaf Victor
Preudhomme Léopold Joseph Wauquier Aimable
Rapport Victor Wauquier Auguste
Rectem Désiré Joseph Warmont Arthur
Richir Léo fred Gustave Wasterlain Charles
Robaert Firmin Wiart Arthur J.


Engagés volontaires

Baudoux Léon Haine Alfred
Brohet Auguste Haudin Victor
Cochart Nestor Hemerinck Egide
Courtois Maurice Huet Arnould
Demangeleer Jules Lombard Edgard
Desgain Maximilien Losseau Charles
Dubusy Jules Mutin Clovis
Dugauquier Léon Paris Félicien fils
Dupaix Camille Van Boven Evariste
Eloy Fernand Wanuffel Auguste
Gauty Virgile


Oubliés

Vanderstraeten Jacques  5 ème de Ligne p.90 Drugman Louis L.  5 ème de Ligne p.91
Deleau Alphonse A.  2 ème Génie p.158 Henry Edmond L.  2 ème ChCh p. 557


Inauguration du monument aux Morts pour la Belgique de Forchies-la-Marche.

Au centre, le bourgmestre Lombard Justin.
Notez au fond à droite, la présence des militaires qui ont reçu une permission spéciale pour l’occasion.
Les Anciens Combattants se signalent par le port de leurs décorations, de même sont-ils regroupés sous les plis
de leur drapeau.
Suite au différents procès verbaux retrouvés dans les Archives de Forchies-la-Marche (Château Bivort), la date de l’inauguration aurait été fixée au 7 septembre 1919.
L’homme portant un brassard noir, à droite derrière le bourgmestre, est Victor Durant portant le deuil de sa fille décédée de la grippe espagnole en fin 1918. Photo archives M. Madoé.

 


Bandeau commercial du courrier des établissements Gaudier-Rembaux d’Ecaussinnes-Carrières.
Archives communales de Fontaine-l’Evêque.

Je tiens à remercier particulièrement mesdames Maryline Dechamps et Cathy Vanden Bossche du bureau de l’Etat Civil
pour leur aide sans laquelle rien ne fut possible.
Mes remerciements vont également à madame Laurence Boulanger, messieurs M.Mairiaux, R.Poliart, M.Polain G.Rovillard,
M.Madoe et T.Siego pour m’avoir communiqué leurs documentations et photos personnelles.

 

 

 

Extrait revue N° 35

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