Rosières de l’Empereur

Les « Rosières »
de l’Empereur

par Alain Arcq

Si nous connaissons l’Empire par ses grands faits militaires, la gloire de ses Aigles et sa législation qui régit encore la notre en ce début du XXIème siècle, certaine attentions particulières de l’Empereur Napoléon Premier nous sont nettement moins connues.
Parmi ces dernières, l’œuvre de réinsertion des anciens militaires au sein de la population civile a laissé plus de traces dans nos archives que le citoyen d’aujourd’hui semble ne plus connaître.
Certes, les guerres de la Révolution et de l’Empire ont mobilisé plus de 150.000 hommes de 1792 à 1814.
A cela il faut ajouter ceux de la Légion belge, entrés au service de la République dès les revers infligés
aux Etats Belgiques Unis(1) par l’armée autrichienne.
L’historien Jo Gérard avance le chiffre de 7.000 de nos concitoyens levés par conscription chaque année, sauf en 1813
où il en estime le nombre à 11.000.
Personnellement je pense qu’ils étaient plus car ce calcul, tenant compte de la Loi Jourdan sur la conscription qui date
du 19 fructidor an VI ou 5 septembre 1798, nous devrions en avoir de 1799 à 1813 près de 109.000 alors
que tous les chiffres tendent entre 150.000 et 170.000, ces chiffres n’étant que des estimations minimales ne tenant pas
compte des engagés volontaires et des incorporés « de force » comme les orphelins.
A cette époque, une fois incorporé, on risque de rester longtemps à l’armée car il n’y a guère de période de paix.
Une seule échappatoire, la réforme.
Pour l’obtenir, l’inspecteur aux revues l’accorde sur base d’un rapport médical. Les principales causes sont les maladies,
la perte d’un membre suite à une blessure au combat, une invalidité suite à une blessure, soit au combat, soit dans les différents travaux qui occupent les hommes en campagne et en garnison.
Ces ex-militaires ont alors besoin de se réinsérer dans une vie civile qu’ils ont parfois oubliée ou qui les a parfois
eux-mêmes oubliés.
Bien qu’il existe certains décrets prévoyant des postes comme garde-champêtre ou garde-forêts, il n’est guère facile
de trouver de l’emploi.
A de multiples occasions, l’Empereur va essayer de faciliter cette réinsertion, particulièrement lors de l’anniversaire
de grands événements ou lors de célébration comme son mariage avec Marie-Louise ou la naissance du Roi de Rome.

Parmi ces exemples, nous en avons choisi un précis, connu dans nos régions sous l’appellation de
« mariages des Rosières ».
Mais qui s’en souvient encore ?

Pour ce faire, commençons par la définition de rosière et par le décret impérial s’y rapportant.
Habitant Fontaine-l’Evêque, vous comprendrez que je me suis penché pour ces recherches sur les Archives communales
de mon entité.

Rosière : n.f. (1774 ; de rose). Jeune fille à qui, dans certains villages, on remet solennellement une récompense
(autrefois une couronne de roses) pour sa grande réputation de vertu.
Point de vue familial : jeune fille vertueuse, vierge.

Référence : Petit Robert

DÉCRET IMPÉRIAL contenant les Actes de bienfaisance
et d’indulgence à l’occasion du Mariage
de Sa Majesté Empereur et Roi

Au palais de Compiègne, le 25 mars 1810

NAPOLÉON, EMPEREUR DES FRANÇAIS, ROI D’ITALIE, PROTECTEUR DE LA CONFÉDÈRATION DU RHIN,
MÉDIATEUR DE LA CONFÉDÉRATION SUISSE ; &. &. &. (sic)

Voulant marquer l’époque de notre mariage par des actes d’indulgence et de bienfaisance ;
Notre Conseil d’État entendu ;
NOUS AVONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS ce qui suit :

TITRE IV

Du mariage de six mille Militaires

5. Six mille militaires en retraite, ayant fait au moins une campagne, seront mariés le 22 avril prochain, avec des filles
de leurs communes, auxquelles il sera accordé une dote de douze cent francs pour Paris, de six cents francs dans le reste
de l’Empire, à savoir :
Soixante dans la ville de Paris ;
Dix dans chacune des villes dont l’état est annexé au présent décret (A) ;
Cinq dans chacune des villes dont l’état est annexé au présent décret (tableau B) ;
Deux dans chacune des villes dont l’état est annexé au présent décret (tableau C) ;
Un dans chacune des justices de paix de l’Empire.
6. Les militaires et les filles à marier seront choisis de la manière suivante, à savoir :
Pour la ville de Paris, par délibération du conseil général faisant fonction de conseil municipal, approuvée par le préfet ;
Pour les villes chefs-lieux de département, par délibération du conseil municipal, approuvée par le préfet ;
Pour les villes qui ne sont pas chefs-lieux de département, par délibération du conseil municipal, approuvée par le sous-préfet ;
Pour les justices de paix, par une commission composée de deux maires et de deux curés désignés par le sous-préfet,
et du juge de paix, qui présidera la commission et la réunira dans son domicile.
7. Les communes qui ne seraient pas comprises dans les articles précédents, pourront sur la délibération du conseil municipal, approuvée par le sous-préfet, marier un militaire et une fille de la commune, en se conformant, pour le choix
et pour la quotité de la dot, aux dispositions ci-dessus.

Etat A dressé pour être annexé au Décret du 25 mars 1810
Dyle Bruxelles
Louvain
Escaut Gand
Jemmape Mons
Tournai
Lys Bruges
Meuse-Inférieure Maestricht
Deux Nèthes Anvers
Malines
Ourthe Liège
Sambre-et-Meuse Namur

Etat B dressé pour être annexé au Décret du 25 mars 1810

Lys Courtray
Ostende
Deux Nèthes Lierre
Ourthe Verviers

Etat C dressé pour être annexé au Décret du 25 mars 1810

Dyle Tierlemont
Nivelles
Wavre
Diest
Vilvorde
Escaut Audenaerde
Grammont
Termonde
Alost
Lokeren
Renaix
Saint-Nicolas
Hamme
Ecloo
Flessingue
Forêts Luxembourg
Jemmape Ath
Lessines
Binche
Charleroi
Chimay
Fontaine-l’Évêque
Enghien
Soignies
Thuin
Lys Ypres
Poperinghe
Furnes
Meuse-Inférieure Hasselt
Maeseyck
Saint-Trond
Tongres
Deux Nèthes Turnhout
Geel
Heyst op Denbergh
Ourthe Eupen
Spa
Huy
Stavelot
Sambre-et-Meuse Andenne

Remarque : il existait d’autres villes comme Couvin, Bouillon, etc, mais qui, à cette époque, n’appartenaient pas
au territoire de nos neuf départements administratifs.
Pour toutes recherches complémentaires, vous pouvez consulter le site :
http://www.histoire-empire.org/docs/bulletin_des_lois/vie_sociale/actes_bienfaisance.htm
Par le plus grand hasard, chaque ancienne commune constituant aujourd’hui l’entité de Fontaine-l’Evêque a eu
son mariage de rosière.
Je n’hésite nullement à vous rapporter ces faits, consignés dans les registres des mariages de l’époque.
Les textes ont été fidèlement reproduits en gardant leur style d’écriture mais aussi leur orthographe très particulière…

Pour Fontaine-l’Evêque :
Mariage de Pierre-François ANARD et de Barbe CORDIER

L’An dix-huit cent dix, le vingt-deux avril, par devant nous, Auguste Maghe maire officier public de l’Etat Civil de la ville
de Fontaine levêque (sic), canton du même nom, département de Jemmapes sont comparus le Sieur Pierre François
ANARD né à Fontaine levêque (sic) le trois octobre dix-sept cent quatre-vingt trois, âgé de vingt six ans six mois, fils majeur de Pierre ANARD décédé à Fontaine levêque le onze frimaire l’An six comme en conte l’extrait de décès et de
Marie Albertine MASCAUX aussi décédée à Fontaine levêque le vingt quatre du mois de février dix-huit cent neuf
comme en content les extraits des décès délivrés par la mairie de Fontaine levêque le vingt du présent mois d’avril,
Soldat réformé domicilié à Fontaine levêque désigné pour être marié, par la déclaration du Conseil Communal de la Ville
de Fontaine levêque dans la séance du douze de ce mois, approuvée par Monsieur le Sous-Préfet de l’Arrondissement de Charleroy, conformément au Décret bienfaisant de Sa Majesté l’Empereur des Français en date du vingt-cinq mars dernier.
Et Barbe CORDIER, journalière, désignée dans la même Séance, née en la Commune de Leernes, canton de
Fontaine levêque, département susdit, le vingt-sept mars dix-sept cent quatre-vingt onze, âgée de dix neuf ans,
fille mineure de François CORDIER décédé à Fontaine levêque le onze décembre dix-huit cent neuf, comme en conte
l’extrait de décès délivré par la mairie dudit Fontaine levêque, le vingt courant, et de Marie Joseph DELVAL ménagère
ici présente et consentante au dit mariage ; lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage
projeté entre eux et dont la première publication a eu lieu le dimanche quinze avril présent mois à l’heure de midi,
ayant obtenu la dispense de la seconde par Monsieur la Procureur Impérial près du tribunal Civil de l’arrondissement
de Charleroi (sic) en date du dix-neuf avril présent mois dont copie restera annexée au présent acte ; aucune opposition audit mariage ne nous ayant été signifiée faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture des pièces ci-dessus mentionnées et du Chapitre 6 du Code Civil intitulé du mariage, nous avons demandé au futur époux et à la future épouse, s’ils veuillent se prendre pour mari et pour femme.
Chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement déclarons au nom de la Loi que le Sieur Pierre François ANARD, et la demoiselle Barbe CORDIER sont unis par le mariage.
De quoi avons dressé acte en présence des Sieurs Jean Michel … âgé de soixante trois ans et Norbert THIRIJ âgé de
soixante douze ans adjoint Louis BELIERE âgé de soixante deux ans et de Henry LENUIJ âgé de soixante quatre ans
officiers municipaux de Fontaine levêque lesquels ont signé avec nous ; le Sieur ANARD a déclaré ne écrire ainsi que
Marie Joseph DELVAL.

Signé     Consentante.

M B Cordier
JM Rénaux
Henrij Lenuij
LS Beliere
H Remij
A Maghe

Pour Leernes :
Mariage de Philippe Joseph PIRAUX et Constance ANDRE

L’An Dix Huit Cent Treize le quinze Aout nous Maires officier de l’Etat civil de la Commune de Leernes Département
de Jemmappes arrondissement de Charleroy Canton Fontaine sont comparus Philippe Joseph Piraux ancien militaire
et garde champêtre âgé de trante et un ans fils de Michel Piraux et de Marie Philippe Stilmant décédée, tous de cette commune y domiciliés, et D elle Constance André ménagère âgé vingt sept ans fille de Louis André et jeanne Delval domiciliés en cette Commune tous consentantes au dit mariage les quelles nous ont requis de procéder à la Célébration
du mariage Projettés entre eux et dont la première pûblication a été faite le dimanche huit aout et obtenu la dispense
pour la seconde en date du onze aout Dont l’Original est déposé à la mairie et l’extrait joint à la présente aucune
opposition audit mariage ne nous ayant étés signifiés fisant droit à leur requisition après avoir donné lecture
de toutes les pieces Sy Dissus mentiones et au Chapitre Six du Code civil intitulé du Mariage avons demandé
au futur epoux et a la future epouse syls veulent se prendre pour mari et pour femme, Chacun Deux ayant repondu
separement et affirmativement, Déclarons au nom de la Lois declarons que Philippe Joseph Piraux et Constance André
sont unis par les liens du Mariage.
De Quoi avons Dressé acte en Pressance du Conseil municipal Assemblé pour la celebration de la Fête du quinze Aout
vu que cette D elle était choisie pour rosière en d’après le Décret du dix neuf fevrier Mil Huit cent Six Lesquels ont signés
avec nous le présent acte de mariage après que lecture leur en a été faite.

J.F. Devaux                      J.B. Marcq
G. Colette                         J.C. André
L.J. Boudrer                    P.J. Piraux
F.J. Conreur                    Mme Piraux qui a déclaré ne pas savoir écrire
J. Bertaux                        J.B. Marcq

L’institution du garde-champêtre fut consacrée
par la loi du 20 messidor an III (8 juillet 1795)
qui précisait qu’il y aurait au moins un garde
par commune, et que la municipalité serait juge
de la nécessité qu’il y en ait davantage.
Il était nommé par l’administration du district,
c’est-à-dire le Sous-Préfet, sur présentation
du conseil municipal de la commune.
Suivant la loi du 6 octobre 1791 qui en parlait déjà sans l’officialiser, il devait être muni, dans l’exercice de ses fonctions, d’une plaque de métal ou d’étoffe
où étaient inscrits ces mots :
La Loi, le nom de la municipalité et le sien.
Le port des armes était facultatif et leur acquisition restait à la charge de la commune.
En plus des rôles d’officier de police judiciaire et d’agent de la force publique, le garde-champêtre
était aussi agent de l’administration municipale
dont il devait faire exécuter les règlements et instructions.

 

 

 

 

Lettre du Procureur Impérial du Tribunal de Première Instance
de l’arrondissement de Charleroi recopiée dans le Registre
des Mariages de Leernes

Nous A Coteau procureur impérial près le Tribunal de 1ére Instance de l’arrondissement de Charleroi
Vu la demande de Monsieur le Maire de la Commune de Leernes officier de l’Etat civil tendant à ce qu’il soit accordé
Dispense de la seconde Publication du mariage que le Sieur Philippe Joseph Piraux ancien Militaire et Garde Champêtre
et Delle Constance André tous deux domiciliés à Leernes sa proposition de contracter l’acte au quinze aout la future
ayant été choisie pour la collation de la Dote donnée a une jeune fille qui épouserait un ancien militaire.
Vu l’article 160 du Code Napoléon ainsi que les articles 3 et 7 de l’arrêté du Gouvernement en date du 20 prairial an douze
Déclarons accorder cause par la présente pour la dispense au Nom de Sa Majesté l’Empereur et roi à la Demoiselle
Constance André et au Sieur Philippe Piraux Garde Champêtre de la Seconde Publication qui aurait du précéder
leur mariage.
La présente sera déposée au Secrétariat de la Commune de Leerrnes, le Secrétaire en délivrera une expédition
dans laquelle il sera fait mention de Dépôt et qui demeurera à l’acte de Célébration du Mariage.
Fait en paragraphe le onze aout Dix Huit Cent Treize.

        A. Coteau
Procureur Impérial

Et enfin, pour Forchies-la-Marche :
Mariage de Antoine Joseph SUZAN et de Amélie Joseph ESGAIN

L’An dix huit cent dix, le 22 avril, par devant nous FASSIEAUX maire officier public de l’Etat Civil de la Commune
de Forchies-la-Marche, canton de Fontaine-l’Évêque département de Jemmapes, sont comparus le Sieur Antoine Joseph
SUZAN, né à Jeumont, département du Nord le vingt-huit du mois d’avril dix sept cent soixante dix-sept, âgé de
trente trois ans, fils majeur de François SUZAN décédé en la Commune de Louvignies-lez-Bavay, département du Nord,
le vingt-quatre Frimaire An dix le dix-huit avril dix-huit cent dix, et de Marie Joseph LEGAY décédée au dit village de
Jeumont le douze Germinal An dix comme en constate aussi l’extrait de décès délivré par la Commune de Jeumont
le dix-neuf avril dix-huit cent dix, Soldat en retraite de résidence au dit Forchies-la-Marche, désigné pour être marié
dans le canton de Fontaine-l’Évêque d’après la délibération de la Commission établie à Fontaine-l’Évêque ledouze
du présent mois d’avril, approuvée par Monsieur le Sous-Préfet de l’arrondissement de Charleroy, conformément au Décret bienfaisant de Sa Majesté l’Empereur des Français en date du vingt-cinq mars dernier.
Et Amélie Joseph ESGAIN journalière, désignée par la même Commission née en la Commune de Forchies-la-Marche
lieu de son domicile le vingt-huit du mois d’avril dix-sept cent quatre-vingt quatre, âgée de vingt six ans, fille majeure
de Nicolas Joseph ESGAIN, décédé au dit Forchies-la-Marche le vingt-sept du mois d’octobre dix-sept cent quatre-vingt quinze comme en constate l’extrait de décès, et de Marie Anne Joseph MERCIER, ménagère de résidence au dit
Forchies-la-Marche, ici présente et consentante au dit mariage, lesquels nous ont requis de procéder à la célébration
du mariage projeté entre eux, et dont la première publication a eu lieu le dimanche quinze du présent mois d’avril,
à l’heure de midi, ayant obtenu la dispense de la seconde par Monsieur le Procureur Impérial par le Tribunal civil
de l’arrondissement de Charleroy en date du dix-neuf avril présent dont copie restera annexée au présent acte,
aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée faisant droit à leur réquisition après avoir donné lecture
de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du Chapitre du Titre du Code Civil intitulé Du Mariage avons demandé
au futur époux et à la future épouse s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d’eux ayant répondu
séparément et affirmativement déclarant au nom de la Loi que le Sieur Antoine Joseph SUZAN et Amélie Joseph ESGAIN
sont unis par le mariage ; de quoi avons dressé acte en présence des Sieurs Auguste DELBRUYÈRE, Juge de Paix
du Canton de Fontaine-l’Évêque, âgé de trente huit ans et de François Félix LEPAGE, Adjoint à la mairie dudit
Forchies-la-Marche, âgé de trente cinq ans, de Joseph FAYT, membre du Conseil municipal, domicilié à
Forchies-la-Marche, âgé de cinquante huit ans et de Martin FUMIÈRE, aussi membre du Conseil communal
dudit Forchies-la-Marche, âgé de soixante-quinze ans, lesquels ont signé avec nous le présent acte après lecture,
les contractants ayant déclaré ne savoir écrire, ainsi que Marie Anne Joseph MERCIER consentante.

Signé

Delbruyère
Lepage
Fayt
Fumière
Fassieaux

Enfants de SUZAN Antoine Joseph, soldat à la retraite et de Amélie ESGAIN, journalière, tous nés à Forchies-la-Marche constate l’extrait de décès délivré en la Commune de Louvignies-lez-Bavay

  • 13 février 1814, Alexandre
  • 05 septembre 1815, Amélie
  • 15 février 1819, Julien
  • 16 mars 1820, Ursule
  • 19 mai 1821, Désirée
  • 06 octobre 1822, Pélagie Joseph

Une dernière remarque pour signaler que bien qu’anciens militaires, ces hommes n’étaient pas repris dans les listes régimentaires que nous avons consultées à Vincennes, ni dans les listes de conscriptions de l’entité existantes encore aujourd’hui. Vu leur âge, il s’agissait probablement d’engagés volontaires dont nous espérons trouver un jour
plus de renseignements.

Sources :

  • Bouquet de mariage d’une « Rosière » moitié 18 ème siècle.
  • Archives du S.H.A.T. à Vincennes – France
  • Archives de l’Etat civil de la ville de Fontaine-l’Evêque (registre des mariages)
  • Archives de la commune de Leernes (registre des mariages)
  • Archives de la commune de Forchies-la-Marche (registre des mariages)
  • Archives personnelles
  • Jo Gérard, Quand le Belgique était française, édité chez Legrain, 1977
  • Associations des Cercles francophones d’Histoire et d’Archéologie de Belgique, 8 ème Congrès – Congrès de Namur Actes/Tome 1, 28 au 31 août 2008 – Exposé de Monsieur Cédric Istasse.

(1) Etats Belgiques Unis : nom officiel donné à nos provinces durant la révolution brabançonne et la révolution