Combat de Leernes 1914 (Compléments)

Complément d’information
sur les suites
du combat de Leernes 1914

par Alain Arcq

Rares sont les illustrations de premiers cimetières militaires ordonnés et conçus par les Allemands durant
la Première Guerre.
Et pour cause, beaucoup furent éphémères car les corps des soldats français furent par la suite rassemblés
dans de grandes nécropoles nationales, tandis que les Allemands allaient soit les rapatrier, soit les regrouper durant
le second conflit mondial.
Monsieur Pierre Dejardin, journaliste ayant contribué à la publication du livre « Le cahier gozéen de la Grande Guerre, 1914-1918, mémoire de Jules Renard » publié dans la collection des Etudes sur la Première Guerre Mondiale, n°15,
par les Archives du Royaume, a eu l’amabilité de me faire parvenir cette reproduction d’une carte de l’époque.

 

Vous reconnaîtrez, au centre, le monument offert par madame Champetier
de Ribes, qui avait perdu ses deux fils au service de la France, l’un à Verdun,
l’autre à Leernes.
Cette croix est aujourd’hui placée à l’honneur devant le cimetière de Leernes.
Au cimetière de Gozée, sa place figurait au milieu des emplacement des soldats du 28éme Régiment d’Infanterie que l’on avait exhumés à Leernes en 1915,
pour les enterrer à nouveau à Gozée, dans le cimetière nouvellement constitué,
et qui devait être inauguré « en grandes pompes » par l’autorité allemande,
le 23 août 1916.

 

Ce cimetière de Gozée, dit « de la pépinière », abritait 13 officiers et 464 soldats français, reposant au nord
de la nécropole.
Le sud était occupé par 28 officiers allemands et 543 soldats de même nationalité.
Les Français étaient les braves héros de Leernes (72 hommes et officiers), du 28 éme RI et les autres essentiellement
du 49 éme RI morts au Champ d’honneur à Gozée le 23 juillet 1914.
En 1922, l’exhumation des corps des soldats français se fit à la demande du Gouvernement français.
Ce fut le Service des Sépultures de l’Hexagone qui se chargea de cette triste besogne.
Les corps recueillis dans de nouveaux cercueils furent transportés à Aiseau, dans le cimetière militaire de la Belle-Motte.
L’ensemble de ces travaux fut terminé le 6 novembre 1922.
Jules Renard relate que « quatre soldats français, seulement, ont été rapatriés, le lieutenant Hurtaud,
l’adjudant Polydor et les soldats Donadieu et Fortin, dans le courant de septembre 1922
. »
Les deux noms inscrits en gras étaient tombés au Champ d’honneur sur le plateau de Leernes, le 22 août 1914.

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